Indicateur du 3 octobre 2011, dans une perspective de moyen terme

Voici les résultats de l’indicateur agrégé depuis 6 semaines:

 

29/08/2011

05/09/2011

12/09/2011

Hollande

27,13

30,10

29,89

Sarkozy

25,40

24,29

24,18

Le Pen

16,07

16,13

16,37

Mélenchon

6,04

5,42

5,05

Bayrou

6,83

6,17

6,29

Joly

5,40

5,66

6,02

centre-droit

7,90

6,55

6,60

Villepin

2,83

2,89

2,91

Boutin

0,50

0,70

0,59

Dupont-Aignan

0,54

0,60

0,67

Nihous

0,00

0,21

0,18

Arthaud

0,87

0,67

0,74

Poutou

0,40

0,39

0,33

Chevènement

0,10

0,22

0,18

 

19/09/2011

26/09/2011

03/10/2011

Hollande

29,91

29,51

30,29

Sarkozy

24,17

24,12

22,88

Le Pen

16,38

16,75

16,32

Mélenchon

5,04

5,24

6,32

Bayrou

6,29

6,44

6,54

Joly

6,02

5,59

5,69

centre-droit

6,59

6,23

6,39

Villepin

2,91

3,37

3,29

Boutin

0,59

0,57

0,44

Dupont-Aignan

0,67

0,63

0,49

Nihous

0,18

0,14

0,08

Arthaud

0,73

0,90

0,86

Poutou

0,33

0,37

0,33

Chevènement

0,18

0,14

0,08

Il est en effet préférable de reprendre l’historique depuis la fin de la période estivale, afin de détecter les tendances de la rentrée.

François Hollande se situe désormais à un niveau très élevé (au regard des résultats obtenus au premier tour par tous les « grands » candidats depuis 1995, à la notable exception de Nicolas Sarkozy en 2007)  et stable. Il a, de fait, remplacé Dominique Strauss-Kahn comme candidat rassurant, capable d’aller au-delà des frontières de la gauche, en particulier au centre et au centre-droit.

Nicolas Sarkozy avait connu une certaine embellie avec le début de l’été, qui semble désormais s’éroder, sans que Marine Le Pen en profite réellement. L’effet de la crise est net, peut-être également celui du climat des « affaires ». Il plafonne à un niveau certes supérieur aux 20% traditionnels de Jacques Chirac, mais loin de sa performance de 2007 et des niveaux habituels de la droite traditionnelle pré-UMP.

 – Marine Le Pen reste en retrait, en comparaison de ses résultats très élevés de l’hiver et du printemps précédents. Sa menace subsiste cependant pour Nicolas Sarkozy, étant donné la difficulté manifeste à mesurer les intentions de vote qui lui sont destinées, de 11 à 18,5% dans les sept derniers sondages inclus dans l’indicateur.

– Avant même son retrait, Jean-Louis Borloo apparaissait en érosion lente mais certaine, probablement la seule tendance forte de la rentrée de septembre.

– Nettement en-deçà de ses résultats de 2007, François Bayrou est cependant au-dessus de ses niveaux de début d’année, se rapprochant des 7% et pouvant désormais compter sur un report de déçus de la non-candidature Borloo.

– Le résultat d’Eva Joly semble plus incertain: entre 4 et 8% selon les sept sondages pris en compte, elle se situe moins haut que Nicolas Hulot et le léger effet positif de sa désignation à l’issue de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts s’est dissipé. Si l’actualité des « affaires » pourrait l’avantager, son positionnement plus à gauche devrait l’empêcher de profiter de l’abandon de Jean-Louis Borloo.

– Entre 3 et 8%, Jean-Luc Mélenchon peine à s’imposer et sa montée en puissance du printemps a été stoppée. Il pourrait toutefois bénéficier des difficultés de la campagne d’Eva Joly et du positionnement plus central d’une candidature Hollande, même si, jusque là, il réalise des scores similaires dans les hypothèses Aubry comme Hollande.

Dominique de Villepin est relégué à un score qui ne dépasse jamais les 5%, quels que soient par ailleurs les résultats de Nicolas Sarkozy et de Jean-Louis Borloo, ce qui montre une faiblesse structurelle de sa candidature. Certes, le retrait de ce dernier devrait lui rapporter quelques intentions de vote, mais son niveau actuel ne peut que l’inciter à réfléchir aux risques d’une campagne dont les dépenses ne seraient pas remboursés en dessous du seuil de 5%.

– Les autres candidats paraissent négligeables, mais il convient d’être prudent: ils sont très difficiles à estimer sur des échantillons ne dépassant que rarement le millier de répondants; or, leur nombre (jusqu’à 6), multiplié ne serait-ce que par un point en moyenne, peut influer très fortement sur les résultats des moyens et grands candidats.

En reproduisant graphiquement les évolutions de moyen terme, soit depuis le 9 mai 2011 et, grossièrement, depuis la disparition de la candidature Strauss-Kahn, apparaissent clairement la progression de François Hollande, le plafonnement de Nicolas Sarkozy, la décrue de Marine Le Pen après la « surprise » consécutive à sa désignation, l’assez bonne tenue de François Bayrou, l’érosion de Jean-Louis Borloo, le déficit désormais contenu d’Eva Joly par rapport à l’hypothèse Hulot, la relative déception de Jean-Luc Mélenchon dont les apparents décollages successifs n’ont pas été confirmés, la disparition de l’extrême gauche orpheline des vedettes médiatiques Arlette Laguiller et Olivier Besancenot.

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