Dernier sondage OpinionWay et sondage quotidien IFOP: une stabilisation favorable à Hollande, jusqu’à la cristallisation ?

 

OpinionWay-Fiducial
Le Figaro, LCI
23-25 janvier 2012
échantillon: 1087 inscrits sur un échantillon total de 1206

Hollande 27,5
Sarkozy 24
Le Pen 17
Bayrou 14
Mélenchon 8
Joly 3
Arthaud 0,5
Poutou 0,5
Chevènement 0,5
Villepin 1
Morin 1
Boutin 1
Dupont-Aignan 1
Lepage 1
Nihous 0

Hollande 56
Sarkozy 44

1. La situation du premier tour, comme celle du second, paraît se stabiliser.

Les chiffres bruts n’apportent aucun élément véritablement nouveau:
– Hollande reste clairement en tête au premier tour, même s’il ne tutoierait pas aussi facilement les 30% que nous le disent CSA, BVA ou IPSOS par ailleurs; il n’est peut-être pas non plus si proche des 60% au second tour, mais il reste au-dessus des 55%;
– Sarkozy ne décline plus, mais ne parvient pas à franchir durablement les 25% et reste, selon l’IFOP, à portée de Marion « Marine » Le Pen;
– Bayrou consolide sa progression mais décélère;
– Le Pen maîtrise toujours l’électorat populaire, mais ne semble pas en mesure de créer la surprise qui, à force d’être annoncée et/ou redoutée, perd de sa probabilité;
– Mélenchon connaît une bonne phase, sans pour autant gêner Hollande.

Cette stabilisation générale est à l’avantage de François Hollande:
– il n’a pas besoin de beaucoup de s’époumoner, de beaucoup s’agiter, il lui suffit de « gérer l’acquis »; et comme il dispose finalement de temps, il peut en profiter pour « jouer » au Président et tenter de régler sa dernière faiblesse majeure: la personnalité, perçue comme molle et trop peu « présidentielle »;
Bayrou est handicapé par un positionnement modéré de Hollande et aura des difficultés à conquérir une part de l’électorat de droite, sans perdre du terrain sur sa gauche; le positionnement plus à gauche de Hollande sur les « valeurs », tellement « facile », est évidemment porteur stratégiquement, car les médias, si « modernes », ne peuvent qu’approuver et faire approuver par l’opinion le mariage et l’adoption pour les homosexuels, l’euthanasie et une nouvelle couche de laïcisme (une loi dans la Constitution… révisions nos cours de droit sur la hiérarchie des normes…); « faire un peu de gauche » sur ce qui ne coûte rien à court terme pour le budget, cela permet à Hollande de jouer en revanche au « responsable » sur l’économique et le financier: positionnement évident et facile, mais efficace;
la droite elle-même a du mal à trouver l’angle d’attaque: elle ne peut revenir sur le terrain des « valeurs », fondamentalement gagné par la gauche depuis si longtemps (contrairement à ce que nous dit la vulgate gauchiste, qui utilise justement cette illusion du retour de l' »ordre » pour avancer encore davantage); sur l’économique et le financier, Hollande a beau jeu de souligner que les perspectives budgétaires du PS, de l’UMP et du MoDem sont peu différentes, sans risque de perdre trop à l’extrême-gauche, tant les électeurs de gauche ne veulent qu’une chose, battre Sarkozy et oublier 2002; Hollande peut se concentrer sur le seul thème du moment, comme Bill Clinton en 1992 (« it’s the economy, stupid !« );
il n’a même pas besoin de jouer à l’antisarkozyste primaire et peut également laisser Le Pen (sur laquelle son silence est assez assourdissant) « manger » l’électorat populaire sur le dos de Sarkozy; certes, à terme, cette perte durable de l’électorat populaire est inquiétante pour Hollande, mais l’enjeu du moment, c’est de gagner en avril-mai, et puis, dans une société de services et de consommation, après tout, ces catégories sociales auront tendance à disparaître…

2. Cette stabilisation est-elle en train de devenir une cristallisation, cette fameuse période pendant laquelle l’électorat fait son choix fondamental et pendant laquelle se joue en réalité la campagne, la suite n’étant que péripéties ? Depuis 1974 (les précédents scrutins furent assez particuliers, de Gaulle et Pompidou ayant intrinsèquement gagné avant même que la campagne ne commence), cette cristallisation est intervenue à des moments assez différents.

Aujourd’hui, certains éléments semblent indiquer que cette cristallisation est en cours:

–  Hollande n’a pas besoin de changer de positionnement, ce qui est toujours un gage de réussite à long terme et facilite cette cristallisation: la présidence « normale », en permettant un bon créneau contre Sarkozy (et DSK…), est une formule habile; la confrontation de la primaire, face à une Aubry plus à gauche, déjà dépassée par la crise et finalement trop agressive « à la Sarkozy », n’a fait que confirmer ce positionnement et permettre à Hollande de creuser le même sillon et de donner l’impression de la stabilité et de la sécurité à un électeur qui, inconsciemment, va d’abord vers ce qu’il (croit) connaît(re);

– le bruit de fond médiatique lui est ultra-favorable et crée une atmosphère, à moitié inconsciente, d’évidence; pourtant, la campagne de Hollande n’a rien de transcendant et se contente souvent de l’évidence, mais les médias ont besoin de considérer qu’il y a une dynamique victorieuse et de la créer au besoin; en 2007, même une partie des médias de gauche (Le Monde en particulier) avait été fascinée par l’efficacité de la campagne de Sarkozy: le bruit de fond médiatique était posé et, malgré les charges hallucinantes de Marianne, du Canard Enchaîné ou des médias Internet émergents, cela avait suffi à installer l’idée, dès la mi-janvier, que Sarkozy devait logiquement l’emporter;

– Hollande a compris ou bénéficie du fait que l’élection de 2012 semble devoir se gagner « au centre » et non « au peuple »; Marion « Marine » Le Pen est son alliée objective, en stérilisant toute une part de l’électorat sarkozyste de 2007, que le Président sortant, à supposer qu’il le puisse sur le fond, ne peut tenter d’aller chercher sans s’aliéner encore davantage le centre-droit; la gauche ayant de toute façon perdu les ouvriers (mais Sarkozy aussi) et les gauchistes (i.e. les « trotskystes », la gauche radicale, les vrais Verts) ne pouvant aller au-delà de l’électorat de petits fonctionnaires et d’étudiants ratés et paresseux, Hollande peut se concentrer sans risque sur les « bobos » et les professions intermédiaires.

Les reports de voix analysés par OpinionWay sont eux aussi très stables, de manière déprimante pour l’UMP:
– l’électorat Mélenchon se reporte à 71/1/28 sur Hollande/Sarkozy/l’abstention, ce qui est stable et donc positif pour Hollande étant donné l’élargissement de cet électorat,
– l’électorat Joly à 47/8/45, ce qui est moins bon, mais peu inquiétant étant donné la rétraction dudit électorat,
– l’électorat Bayrou à 49/26/25, problème structurel pour Sarkozy, alors même qu’il devrait s’y améliorer avec une certaine droitisation de cet électorat,
– l’électorat Le Pen à 17/37/46, ce qui est un peu mieux pour Sarkozy, mais catastrophique par rapport à 2007, et ce qui montre que le « peuple » s’exclut lui-même de cette élection dans la mesure où Le Pen ne figure pas au second tour et où il ne veut pas faire de choix entre Hollande et Sarkozy,
– les abstentionnistes du premier tour à 18/17/65, sans effet de rattrapage majeur pour Sarkozy, qui enregistre ici toutefois une légère amélioration.

3. Face à ces éléments, il est surprenant de constater que Sarkozy est aujourd’hui en porte-à-faux, mal positionné ou en retard:

– curieusement, il n’a pas tranché: il n’a pas de positionnement stable et n’a pas choisi entre une campagne « au centre » et une campagne « au peuple »; d’une part, il n’a pas repris entièrement la stratégie de 2007, qui aurait certes probablement échoué: étouffer le FN; d’autre part, il n’a pas non plus adopté suffisamment tôt le créneau bayrouïste de la « responsabilité » et des efforts, tout en emballant cela dans de l' »équité »; de ce point de vue, nommer Borloo à Matignon suffisamment tôt aurait pu constituer un moyen de creuser un certain sillon depuis la fin 2010; mais Sarkozy a voulu courir tous les lièvres à la fois et risque de n’en attraper aucun;

l’agitation et la frénésie de mesures ne peuvent que nuire à l’ambiance médiatique entourant la campagne de Sarkozy et il n’a, de ce point de vue, pas compris qu’il falait rompre avec la pratique passée; surtout, faire campagne sans être candidat se retourne contre lui, car il ne peut complètement avancer des propositions, mais prête déjà le flanc à la critique; le positionnement très délicat d’Alain Juppé lors de son débat avec Hollande le démontre clairement;

sa « présidentialisation » a été trop tardive et a été concomittante de l’aggravation de la crise, ce qui peut signifier, pour l’électeur, que ce n’est pas un changement fondamental de la personne Sarkozy; l’antisarkozysme vieux de 5 ans (voire 8, à la prise de l’UMP) peut donc s’exprimer pleinement.

4. Certains chiffres tendraient à confirmer cette cristallisation.

Dans le sondage IFOP quotidien, si les chiffres d’intentions de vote sont globalement stables, ceux de la sûreté du choix au premier tour ne le sont pas: la progression est nette, de 55% le 12 janvier à 62% le 26 janvier. Dans un environnement globalement favorable, la consolidation des positions ne peut qu’arranger Hollande.

Les pronostics de victoire sont également très favorables, montrant que l’idée de la victoire de Hollande s’est « installée » dans l’inconscient ou même le conscient des électeurs, ce qui était loin d’être le cas, même en décembre dernier: progression de 30 à 39% de pronostic de victoire pour Hollande et effritement de 22 à 19% pour Sarkozy.

Dans le sondage OpinionWay, la sûreté du choix est surtout élevée pour Hollande (69%), mais aussi pour Le Pen (71%), ce qui rend toute tentative de reconquête de Sarkozy à ce niveau difficile.

Certes, Sarkozy lui-même a solidifié son noyau de soutiens (80% de certitude), mais c’est aussi une bonne nouvelle pour… Hollande, car cela signifie que le seul véritable danger pour lui (Bayrou) aura bien du mal à grignoter des voix sur l’UMP, ce dont il a pourtant besoin pour se rapprocher de la qualification au second tour.

Le niveau faible de la sûreté du choix dans l’électorat Bayrou (43%) est évidemment favorable à Hollande, qui a encore une marge de progression, de même que dans les électorats Joly (54%) et Mélenchon (61%), tant il est vrai qu’il y a peu de risques que ces électeurs, s’ils devaient changer d’avis, partent vers Sarkozy ou même Bayrou (les « écologistes » modérés ayant déjà quitté Joly). Et s’ils devaient rallier Le Pen, ce serait tout bénéfice pour Hollande.

5. Finalement, la seule faiblesse de François Hollande, c’est la personnalité et la stature présidentielle.

Martine Aubry avait déjà bien creusé le sujet et l’émission politique de France 2 du 26 janvier a mal démarré de ce point de vue pour le candidat socialiste, suspect d’être un héritier du radicalisme pusillanime et procrastinateur à la Henri Queuille. Quant à la stature, pour un chef de parti toujours privé de portefeuille ministériel et de toute expérience internationale, elle est évidemment totalement en chantier.

Toutefois, malheureusement pour le Président sortant, le thème de la « normalité » est porteur et son image personnelle profondément altérée rend probablement moins gênantes pour Hollande les questions sur sa personnalité velléitaire.

Surtout, sur ce thème, le seul en mesure de battre Hollande (Bayrou) ne peut véritablement l’attaquer, lui-même n’ayant pas une expérience ministérielle et internationale dense et caractérisée par la force de caractère et la capacité de décision et lui-même prônant l’apaisement, le rassemblement et l’unité nationale.

Après tout, une campagne peut se gagner en ayant quelques points faibles et le climat de crise fait apprécier l’humour aux Français… Hollande, le Flamby chanceux, le culbuto au bon endroit au bon moment, s’en sort bien aussi de ce point de vue.

En termes de faiblesse, mais là conjoncturelle et non pas structurelle, il convient de ne pas oublier non plus le risque de « s’endormir », de trop anticiper la victoire et de créer un réflexe contraire chez certains électeurs. Mais ce risque est désormais tellement connu des politiques… et l’erreur de jouer le second tour avant le premier, comme Jospin en 2002, François Hollande la connaît bien, y ayant alors contribué… D’où les petits signes « à gauche » du Bourget ou l’adjectif « socialiste » à la fin du programme hollandais.

Sur ce type de risque, il peut aussi y avoir une part non maîtrisable pour Hollande: les médias tiendront-ils 3 mois avec une élection jouée d’avance ? Peu vendeur… Pour le moment, le phénomène médiatique et sondagier s’auto-entretient et a une dimension auto-réalisatrice. Mais si les médias se lassent de l’histoire du « gentil sur lequel tout glisse et qui surfe vers la victoire », un autre caniddat frémissant pourrait bénéficier d’un soutien de fait du buzz médiatique. Nous verrons bien.

6. Bien entendu, sur le moyen terme, l’avenir sera moins rose pour Hollande. Il n’y aura aucun enthousiasme dans son élection. Le sondage IFOP quotidien nous montre que, malgré les bons chiffres cités plus haut, dans le même temps, les souhaits de victoire baissent en sa faveur de 43 à 40% du 12 au 26 janvier… (de 31 à 28% pour Sarkozy)

Hollande restera un vainqueur par défaut, même s’il aura techniquement fait ce qu’il fallait pour gagner cette victoire déjà acquise… Cela promet probablement des lendemains d’élection difficiles et de mauvaises surprises fiscales. Mais, comme dans toute campagne, c’est l’élection qui focalise l’attention et non l’après… Chanceux, décidément, que ce candidat Hollande…

7. En fin de compte, si le Président sortant ne parvient pas à reprendre la main, s’il ne se déclare pas vite et si François Bayrou, dans la foulée, ne parvient pas à reprendre sa progression et à prendre le pas sur Sarkozy, alors, rétrospectivement, il sera possible de dire que la cristallisation s’est produite dans la 4e semaine de janvier 2012 (même si d’aucuns pourraient dire qu’elle s’est produite dès 2008…).

A suivre…

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5 réflexions sur “Dernier sondage OpinionWay et sondage quotidien IFOP: une stabilisation favorable à Hollande, jusqu’à la cristallisation ?

  1. D’accord sur l’analyse : j’ai moi aussi l’impression que les choses sont en train de se tasser et que la marge de manoeuvre de la droite est en train de se rétrécir très vite. S’il n’y a pas d’évolution significative avant début mars, je pense qu’on pourra considérer que le résultat est acquis. Evidemment, évitons tout excès de confiance (surtout quand on est du « bon coté » car la déception serait d’autant plus forte).

    Par contre, tes commentaires plus partisans (en particulier sur les sujets de sociétés) sont tout bonnement hilarants. Comme si la France avançait à grand pas vers le libertinage et la déliquescence morale, alors même que la droite « populaire » ou « sociale » (LOL) vomit sa bile réactionnaire avec de plus en plus d’assurance, que des abrutis se croyant au Moyen-Âge se croient investis de la mission d’empêcher les représentations théâtrales impies ou que des ministres en exercice se permettent des propos insensés sur les « racines chrétiennes ». Comment peut-on être un si bon analyste de la politique et se tromper du tout au tout dès qu’il s’agit du politique ?

  2. Il faut savoir se défouler parfois 😉
    Mais, oui, nous sommes à la fin d’un monde, profondément. Le gauchisme aura créé les meilleurs consommateurs et les meilleurs « petits soldats » du capitalisme (et des consommations de masse): il faut lire Michéa, pas vraiment de même origine idéologique que moi 😉

  3. A 80% de certitude pour le vote sarkoziste, peut-on déjà être sûrs du second tour Hollande/Sarkozy ?

    Le seul risque pour Hollande est Bayrou.
    Bayrou peut-il encore atteindre le second tour ? (surtout si M. Le Pen n’a pas ses 500 signatures, ce que je n’exclue pas)

    Un second tour Hollande/Bayrou verrait l’élection de Bayrou.

  4. Si Bayrou parvient encore à gagner 5 points – ce qui est beaucoup – il est à 18, Sarkozy baisserait encore à 21-22, Le Pen stagnerait à 18-19, alors, certains médias commenceront à commander et à publier des hypothèses de second tour avec Bayrou.
    Là serait le vrai danger pour… Sarkozy au premier et Hollande au second tours.
    Là, nous pourrions dire que les sondages ont une véritable influence, car ils seraient des révélateurs de potentialités.
    Il est clair que, depuis Noël, les sondages ont une influence stabilisatrice.

    L’intervention du Président, ce soir, va avoir un résultat très incertain. Bon sur la forme, il a annoncé des mesures ambitieuses, orthodoxes, mais provocatrices en France; cela peut gêner Bayrou et va réveiller le clivage gauche-droite classique. Au total, peut-être peu d’évolution dans les intentions de vote, mais une consolidation du noyau sarkozyste.
    Ou alors, un effet TVA sociale dévastateur et une nouvelle avancée de Bayrou et/ou de Le Pen. Ce n’est pas le plus probable.

  5. Vous écrivez :
    « Et s’ils devaient rallier Le Pen, ce serait tout bénéfice pour Hollande. »

    Franchement… Un électeur qui hésite entre Mélenchon et Le Pen et finit par voter néo-fasciste plutôt que néo-communiste… c’est qu’il n’a été convaincu par la gauche, donc se reportera sur le plus proche idéologiquement de Le Pen (en termes de foi dans la politique).

    Oubliez l’exemple, regardez plutôt, si vous ne les avez pas vues, les récentes interventions de Mélenchon, dans le Monde ou chez Ruquier. Sa tactique est claire : déplacer les thématiques de la campagne vers la gauche, qui tend à dire que les problèmes peuvent être résolus sans repli sur soi. Ça pourrait accélérer un peu le basculement du centre-droit vers Bayrou.

    D’ailleurs pour ce Bayrou (hors-sujet du blog mais vous écrivez à-côté), je vous invite à regarder aussi les tactiques de la droite au niveau local. En Ille-et-Vilaine (ailleurs je ne sais pas) il y a 3 des 8 circonscriptions bloquées pour des candidats non-UMP ! (l’un d’entre eux, NC était élu MoDem) Si c’est pas explicite ! Et ils sont déjà unis pour 2014, l’opposition pouvant profiter du reflux habituel… qui promet d’être fort avec l’État-PS qui se profile !

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