Derniers sondages TNS-SOFRES et CSA: la consolidation de Sarkozy au premier tour n’est pas (encore ?) suffisante pour le second

 

TNS-SOFRES – SOPRA Group
i-Télé
26-27 mars 2012
échantillon: 1000

Hollande 28
Sarkozy 29
Le Pen 15
Bayrou 10
Mélenchon 13,5
Joly 2
Dupont-Aignan 1
Arthaud 0,5
Poutou 0,5
Cheminade 0,5

Hollande 55
Sarkozy 45

________________________

CSA
BFM-TV, RMC, 20 Minutes
26-27 mars 2012
échantillon: 876 inscrits sur un échantillon total de 1000

Hollande 26
Sarkozy 30
Le Pen 15
Bayrou 12,5
Mélenchon 12,5
Joly 2,5
Dupont-Aignan 0,5
Arthaud 0,5
Poutou 0,5
Cheminade 0

Hollande 53
Sarkozy 47

1. Il y en a pour tous les goûts aujourd’hui.

Le sondage TNS-Sofres est plutôt dans la continuité des autres livraisons récentes: équivalence Sarkozy-Hollande, en deçà de 30%; progression mélenchoniste; faiblesse bayrouiste; résistance hollandaise au second tour. Pour ce qui est des reports de voix, confirmation de la force grandissante de Sarkozy dans l’électorat Le Pen (20/50/30), mais résistance de Hollande dans l’électorat Mélenchon (85/4/11) et, surtout, dans l’électorat Bayrou (47/33/20).

Toutefois, je suis très sceptique à l’égard de TNS-Sofres cette année. Les résultats par sondeur (cf. en dernier lieu mon article du 23 mars) montrent des résultats assez éloignés du consensus (même si cela peut être une qualité pour certains ou dans certaines circonstances… mais tant que nous n’avons pas les résultats du 22 avril, nous ne pouvons comparer les sondages qu’entre eux). Surtout, TNS-Sofres semble toujours en retard par rapport aux autres sondeurs et faire preuve d’une certaine inertie.

Les médias, qui sont eux-mêmes en retard sur les analyses (pas sur le flux des événements bruts, évidemment), vont peut-être y voir confirmation de la percée de Mélenchon, du tassement de Bayrou et de la bonne tenue de Hollande au second tour, oubliant que TNS-Sofres a clairement un biais pro-Hollande, pro-Mélenchon et anti-Bayrou.

CSA nous donne d’autres indications. Non pas que ce sondeur ait montré sa grande qualité cette année (ne parlons pas de 2007…): j’ai déjà eu l’occasion d’écrire qu’il me semblait exagérer certaines évolutions, dans un sens ou dans l’autre, mais qu’en revanche, il était à surveiller (avec IFOP et IPSOS, voire Harris) comme l’un des « bons » sondeurs potentiels. Surtout, il semble que CSA soit, au contraire de TNS-Sofres, « à la pointe » pour repérer de nouvelles tendances.

Or, que nous dit-il aujourd’hui ?
Que Sarkozy s’affirme au premier comme au deuxième tours.
Que Hollande s’effrite un peu plus sérieusement, atteignant le niveau de Royal au premier tour, et n’affichant plus « que » 53% au second.
Que Bayrou et Mélenchon se tiennent.

Néanmoins, CSA semble avoir un tropisme pro-Sarkozy et anti-Hollande au premier tour. C’est en revanche plus partagé au second. En outre, CSA nous dit que l’électorat Bayrou vote désormais davantage Sarkozy que Hollande mais, comme à l’accoutumée, ne publie aucune matrice de reports 😡

Pour compléter le tableau, étonnons-nous que l’échantillon TNS-Sofres soit toujours de 1000 tout rond (comment font-ils pour éliminer les quelques « surnuméraires »?) et rappelons que CSA a l’habitude d’avoir des échantillons d’inscrits systématiquement inférieurs à 900. Bref, ne nous voilà pas beaucoup plus avancés…

2. Ce qui est certain, c’est que les reports de voix de l’électorat Bayrou sont totalement flous et contradictoires:
IFOP, BVA et CSA voient Sarkozy progresser et dépasser Hollande,
IPSOS et OpinionWay voient un rééquilibrage,
TNS-Sofres voit une persistance de la prédominance de Hollande.

Cette répartition n’a malheureusement pas de lien logique avec le niveau de Bayrou: ainsi, ce niveau est le plus faible chez TNS-Sofres, on pourrait donc supposer que c’est là qu’il est le plus « droitisé », mais c’est aussi là que les reports vers Hollande sont les plus importants.

Il se passe donc quelque chose au centre, mais rien n’est clair (vous me direz, avec Bayrou, ce n’est pas illogique :P).

En revanche, Sarkozy a clairement progressé dans l’électorat Le Pen, même (je me répète) dans un électorat diminué, sur lequel il a déjà ponctionné, dès le premier tour, 2 à 3 points au minimum.

Malgré une faiblesse passagère, il semble en revanche que Hollande reste solide dans l’électorat Mélenchon, malgré la progression de ce dernier. Ce qui validerait le « penchant » naturel de Hollande de jouer, encore et toujours, la recherche du consensus et du compromis, de ne pas attaquer pour ne pas insulter l’avenir. Il n’en reste pas moins que, malgré lui, Hollande risque de s’effriter au centre, car certains électeurs de Bayrou vont commencer de craindre les revendications de Mélenchon, qui semble désormais plus péremptoire à l’égard du socialiste, qu’il avait clairement ménagé jusque là.

Une fois de plus, les fondamentaux restent solides pour Hollande: 10 ans de droite, crise, chômage, anti-sarkozysme « spontané », bon positionnement initial de présidence « normale », même l’audacieuse comparaison avec la primaire du PS que j’avais tentée il y a peu de temps pourrait confirmer qu’il a beau s’effriter, il est capable de bien finir (par la seule volonté des électeurs de gauche de venger l’affront de 2002 et de se débarrasser de Sarkozy).

Pourtant, commence de flotter un soupçon tenace de fragilité

L’ambiance médiatique a changé. Certes pas dans une tonalité sécuritaire, mais dans une forme de tension devant ce qui pourrait être une situation inattendue de suspense…
– Bayrou est désormais traité avec ironie et distance par beaucoup de médias, un signe qui ne trompe pas… il ne se relèvera pas. Il n’est plus une menace pour Sarkozy, de quelque manière que ce soit.
– Le Pen ne suscite plus réellement de réaction, car, dans son fonds de commerce habituel et retrouvé, elle n’étonne plus et « tourne en rond ».
– Hollande semble un peu aux « abonnés absents » et « décalé » en voulant à tout prix maintenir son agenda fixé il y a 4 mois. Les médias ne l’accablent pas, mais il est comme noyé et inaudible dans le brouhaha médiatique rendu encore plus chaotique par les séquences imposées au profit de Cheminade, Poutou, Arthaud, Dupont-Aignan et même Joly.
– Sarkozy bénéficie d’un traitement relativement moins « dur » (mais le « déchaînement » vu en 2007 chez Marianne et Libération est peut-être à venir), car même ses dérapages (en début de semaine, probablement dus à la fatigue et à l’incapacité de contrôler l’excitation à l’idée de redevenir partiellement compétitif) et, surtout, les « affaires » ne paraissent pas « tenir ». La perception d’une progression continue depuis un mois (exagérée car, s’il a progressé, il plafonne déjà… mais Hollande s’effrite, d’où cette perception comparée qui lui est favorable dans des médias très… synthétiques) l’avantage également à l’heure où Hollande et lui ont moins de temps de parole.
– Mélenchon bénéficie du même traitement avantageux que Sarkozy: perception d’une progression continue alors qu’elle semble désormais plafonner (mais Bayrou continue de s’effriter), faiblesses économiques, hypocrisie sur l’Europe et sur la lutte contre le FN (oui, vous pouvez commenter :D) et acrimonie à l’égard des journalistes moins soulignées dans un environnement où tout est traité plus rapidement puisqu’il faut aussi faire parler Cheminade…

Surtout, si Mélenchon a permis d’écrire un nouvel épisode depuis 2 semaines, son « histoire » va devenir moins intéressante (car il ne semble pas parti pour dépasser Le Pen), alors que les médias vont vouloir écrire un ultime « rebondissement » (ou non) avant le premier tour: Sarkozy peut-il retourner la situation ?
En cela, Sarkozy est un bon scénariste car il flatte le penchant purement commercial de tout média (même de certains qui sont loin de lui être favorables).

Dans cette optique, un certain nombre de variables viennent le conforter:
– dans le sondage quotidien IFOP et d’autres sondages, même s’il reste en dessous de Hollande, parfois assez nettement, il a progressé dans les pronostics comme dans les souhaits de victoire,
– dans le sondage CSA, les raisons avancées par les personnes interrogées pour leur vote montrent un équilibre entre adhésion au candidat Sarkozy et rejet de Hollande, alors que, pour le vote en faveur de ce dernier, le rejet de Sarkozy progresse encore, au détriment de l’adhésion à Hollande; on pourra argumenter que le rejet peut être une motivation tout aussi puissante et il est un fait qu’il s’agit là, pour Hollande, d’une « assurance » minimale, d’un « matelas de sécurité » très significatif; mais peut-être y a-t-il un début de changement qualitatif.

Je le redis, Sarkozy a 3 symboles à réunir (Nicolas’ quest !):
– être devant Hollande,
– dépasser le seuil des 30%,
– dépasser les 31,2 de 2007.
Accessoirement, si Hollande tombe au niveau ou en dessous de Royal (25,9), ce serait symboliquement également fort.

Mais, bien entendu, à quasiment trois semaines utiles du premier tour, la porte est étroite pour Sarkozy…

PS: pour rigoler un peu, un article du site de l’Est Républicain s’est trompé de lien: en voulant renvoyer sur un sondage IPSOS (d’ailleurs faussement intelligent, à mon sens), il pointe en réalité directement ici… Comme quoi, de petits journalistes de province se promènent également sur ces pages… Nous voici en bonne compagnie 😛
http://www.estrepublicain.fr/politique/2012/03/29/presidentielle-fort-recul-de-sarkozy-dans-la-france-peripherique-fragilisee-(ipsos)

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24 réflexions sur “Derniers sondages TNS-SOFRES et CSA: la consolidation de Sarkozy au premier tour n’est pas (encore ?) suffisante pour le second

  1. Après un mois à gamberger 20 heures par jour, j’ai enfin l’analyse ultime, celle qui balaie tous vos savants calculs :
    – Hollande – Sarkozy correspond ni plus, ni moins à la re-crération sur le terrain symbolique et politique des combats entre Rocky Balboa et Apollo Creed. Avec, bien sur :
    – Hollande en Rocky, celui qui prend les coups, mais qui n’en finit plus de rester debout ;
    – Sarkozy en Creed, celui qui n’arrête pas de cogner sans réussir à « exploser » (je cite), l’adversaire.
    Deux scénarii possibles : Rocky 1 ou Rocky 2 ;
    Mais, de tout façon, ce dont on peut être sûr, c’est que le combat sera chiant, glauque et que le gagnant l’emportera à l’arrache et d’une manière bien foireuse.

    Toute remarque négative concernant cette brillante analyse sera considérée comme partiale, impertinente et populiste par Yves Calvi et Dominique Reynié

      • Il va donc falloir, malheureusement, que vous complétiez votre sous-culture américaine. En homme de gauche, je vous plains d’avance, comme je plains tous ceux qui souffrent. Amen.
        Pensez à regarder ces chef-d’œuvres, entre un Pasolini et un Satyajit Ray. Car la politique, plus encore que la sociologie, est un sport de combat.

  2. « Mélenchon : hypocrisie sur l’Europe et sur la lutte contre le FN (oui, vous pouvez commenter 😀 ) »

    QUOI?! QU’ENTENDS-JE? Mélenchon se bat contre la bête immonde et toi tu le critiques?! Comment oses tu! T’es un collabo de la peste fasciste! grrr!

    Ça va? J’ai bien fait le mélenchoniste? :p
    Sympa ton site, intéressantes analyses.

  3. L’horrible Patrick Buisson aurait-il raison sur le résultat de Hollande qu’il prévoit inférieur à celui de Ségolène en 2007… Ce serait un scénario catastrophe pour le PS, et j’ai du mal à y croire tant je me souviens du phénomène « tout sauf Ségo » qui existait il y a 5 ans notamment à gauche.

  4. Merci de prendre en compte une donnée très importante que les instituts ne mesurent pas (ou du moins ne communiquent pas dessus) : les congés (3 zones concernées de mémoire). L’électorat populaire et les seniors seront donc mécaniquement plus présents devant les urnes que les actifs classes moyennes et supérieures. De quoi avantager sensiblement Marine le Pen (vers les 16/18 plutôt que 14/16 ?) et Nicolas Sarkozy (victoire à l’arracher ou très courte défaite) et désavantager Hollande mais aussi ce pauvre Bayrou qui est déjà passé totalement à coté de sa campagne. Reste le cas Mélenchon dont l’électorat est mixte (il gagne en ce moment sur les ouvriers). Bien à vous et bravo pour ce blog essentiel.

    • C’est le même sondage que le lien, « brisé », de l’Est Républicain cité dans mon article.
      http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/france-peripherique-et-france-metropolitaine-nouvelles-fractures-francaises

      Le titre de l’Est Républicain et celui de la dame Fressoz (comment quelqu’un d’aussi rose a-t-il pu rester aussi longtemps aux Echos ? :P) sont trompeurs: les écarts soi-disant ultra-favorables à Hollande ne le sont pas autant que cela. En outre, les zones géographiques identifiées ont évidemment évolué en 5 ans et je suis fort dubitatif sur les comparaisons effectuées. Surtout, comment l’échantillon de moins de 2000 personnes permet-il une si grande finesse géographique (déjà, dans les sondages habituels, la distinction IdF-province ou la distinction en 4 grandes régions n’est souvent pas pertinentes, alors là…).

      Bref, si Hollande aura peut-être raison au final de ne pas paniquer (car il n’insulte pas à l’avenir à gauche et, « en même temps » -son expression fétiche… écoutez-le bien…je ménage tout et son contraire 😉 -, il aura gagné tout seul et sera donc plus libre ensuite, s’il est capable d’utiliser cette liberté -ce dont je doute en réalité), je ne pense pas que ce soit en raison de ce sondage… c’est juste parce que la mobilisation anti-sarkozyste sera peut-être plus forte que prévu…

      Je répète ma comparaison avec le second tour de la primaire socialiste: menacé, Hollande avait finalement gagné nettement, uniquement par vote utile et volonté de battre Sarkozy (un peu ce que les Républicains de base sont incapables de faire autour de Romney…!).

  5. Merci pour ces éclaircissements qui ne sont guère rassurant pour les pro-Hollande. Je me demande si le porte à porte du PS pourra contrer l’abstention (j’en doute très fortement, si j’ai bien compris le gros de leur système se base sur les électeurs qui ont voté aux primaires et qui ont accepté de donner leurs adresses qui sont donc de toute manière très politisé et ne sont pas enclin à s’abstenir. )
    Concernant Romney, je pense qu’il a un réel problème de personnalité et crédibilité, sur le fond il ne se différencie pas tant que ça des autres candidats, c’est juste que le républicain de base a du mal à croire un ex-gouverneur du Massachusetts 🙂 Contre Obama, ces mêmes électeurs se rangeront très vite (comme les pro-Hillary des primaires de 2008 ont fini par voter très massivement pour Obama dans les élections générales).

      • Mais justement je ne pense pas qu’il se soit beaucoup « conservatisé » depuis le début de sa campagne, il a été très conservateur depuis le début, sur le fond il ne se distingue pas tant que ça de Santorum et co. Mais c’est le problème du parti Républicain, pour plaire à leur électorat de base on ne peut que perdre des électeurs indépendants…Je maintiens d’ailleurs qu’outre son côté flip-flopper, je suis sur que sa religion pose problème pour pas mal d’électeurs

  6. Exclusif : Ce matin, Jean-Pierre Elkabbach fait son métier à la radio en égratignant Sarkozy avec des questions qui fâchent.
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4812
    Je retire toutes mes analyses précédentes, et les vôtres par la même occasion. Ne m’en veuillez pas, je fais ça pour votre crédibilité post -électorale. Vous me direz merci, un jour.
    Car si JP a décidé de déranger Sarkozy c’est parce qu’il sait, lui, qu’un sondage ultra confidentiel de la DCRI donne Mélenchon élu par voie de plébiscite avec 65% des voix au premier tour (54% selon Opinion-Way, décidément incorrigible) .

    Si tu continues comme ça, Jean-Pierre, si tu essaies de finir dignement, peut être qu’on adoucira ta peine après l’élection : avant d’être raccourci sur la place Saint-Just, tu auras le droit de faire un Paris by night au volant d’un char soviétique.

  7. En attendant, malgré cette persistante (je dirais même obstinée, voire un brin fanatique…) discréditation du vote Mélenchon, que depuis des semaines vous jugez à son extremum à chaque livrée sondagière, et qui va bien sûr se dégonfler comme une baudruche dans les jours à venir, eh bien un sondage de LH2 le donne aujourd’hui à 15 %, Le Pen à 13,5 %, Bayrou à 12 %.

    Certes, ce n’est qu’un sondage. Mais c’est déjà le 2e à placer Mélenchon au-dessus de Le Pen. Surtout, ils s’accumulent les sondages qui placent Le Pen à 15 % et moins. Pourquoi ne diriez-vous pas, pour une fois, que la bulle Le Pen est en train de se dégonfler comme une baudruche, et qu’à l’image de son père en 2007, estimée à 15 % jusqu’au bout elle finira peut-être à 13 ou 12 ? Cette analyse se tient tout autant que celle que vous tenez contre vents et marées et qui n’a cessé d’être démentie semaine après semaine.

    Enfin je ne remets pas en cause la technicité de vos compilations, qui sont très utiles pour lire de manière posée les amphigouris médiatiques…

    • OK, merci. Quant à Mélenchon devant Le Pen : ça se peut, mais n’oublie pas que LH2 a toujours sous-estimé Le Pen par rapport aux autres sondeurs. Donc, restons prudents.

  8. Justement, ce chiffre de 54-46 qui tombe à presque tous les sondages est des plus curieux. je m’explique: on a l’habitude de dire qu’il y a 3% de marges d’erreur sur un sondage de 2ième tour sur un échantillon de 1000 personnes. En fait, ce n’est pas tout à fait exact: cette marge d’erreur correspond à une probabilité de 95%. Cela signifie, proprement dit, que si la valeur réelle du score de Hollande est aujourd’hui exactement de 54%, on devrait trouver 5% de sondages qui lui donnent plus de 57% ou moins de 51%( en fait un peu moins à cause des arrondis); Plus précisément, en supposant que les résultat sont arrondis au point près, et en utilisant une « loi normale » on devrait avoir 26% des sondages qui lui donnent 54%, 21% qui lui donnent 53% et 21% aussi qui lui donnent 55%, de même 11% devraient indiquer un score égal à 52% et autant un score de 56%, enfin on devrait avoir 1% de 51% et 1% de 57%. Les scores au delà étant rarissimes. Ces valeurs sont théoriques pour un échantillon parfaitement représentatif(c’est à dire que chaque électeur a la même chance d’y appartenir) et l’incertitude sur un sondage réel ne peut en aucun cas être meilleure(et elle est probablement moins bonne).
    Hors depuis 15 jours quasiment tous les sondages indiquent 54-46. Ils sont beaucoup trop convergents, et ce malgré des premiers tours parfois assez différents( des différences que la mesure des reports de voix compensent…).
    Je soupçonne fort les instituts de sondages de corriger leurs résultats, non seulement par leurs méthodes de redressement, mais aussi en moyennant avec les valeurs des autres instituts.

    • Cela se peut : Nate Silver a exprimé la même préoccupation en 2010 sur les sondeurs américains. Qui sait ? Mais bon, ce n’est pas suffisant pour écarter les sondages d’un revers de main. Et pui, chaque institut a aussi un intérêt à « se singulariser » en détectant les tendances avant les autres… Bref oui, il y a toujours une certaine subjectivité dans les résultats des sondages, mais cela ne les rend pas inutiles pour autant.

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