Derniers sondages CSA, BVA et OpinionWay: alors que les biais des sondeurs s’accentuent, quels seront les niveaux à surveiller au soir du 1er tour ?

 

CSA
20 Minutes, RMC, BFM-TV, CSC
16-17 avril 2012
échantillon: 886 inscrits sur un échantillon total de 1005

Sarkozy 24
Hollande 29
Le Pen 17
Bayrou 10
Mélenchon 15
Joly 2
Arthaud 0,5
Poutou 1
Dupont-Aignan 1,5
Cheminade 0

Hollande 58
Sarkozy 42

___________________________

BVA
RTL, Orange, presse régionale
16-17 avril 2012
échantillon: 1161 inscrits sur un échantillon total de 1181

Hollande 29,5
Sarkozy 27,5
Le Pen 14
Bayrou 12
Mélenchon 13
Joly 2
Dupont-Aignan 1
Arthaud 0
Poutou 1
Cheminade 0

Hollande 56
Sarkozy 44

___________________________

OpinionWay
Le Figaro, LCI
16-17 avril 2012
échantillon: 1002

Hollande 27,5
Sarkozy 27,5
Le Pen 16
Bayrou 10
Mélenchon 13
Joly 2
Dupont-Aignan 1,5
Arthaud 0,5
Poutou 2
Cheminade 0

Hollande 55
Sarkozy 45

1.  Ainsi que l’a écrit l’un des plus fidèles lecteurs et commentateurs de ce blog, la dispersion actuelle des sondeurs, comme des intentions de vote, ne peut que valider la démarche d’un indicateur agrégé, même si additionner des erreurs, même pondérées, ne fait pas un résultat juste. Nous verrons dimanche…

Remarquons globalement que les sondeurs ne font en ce moment qu’accentuer leurs biais déjà relevés:
– BVA à gauche,
– OpinionWay et IFOP (le quotidien montre Hollande au plus bas et derrière en intentions, même si au plus haut ou presque en pronostics),
– CSA dans son erratisme et ses excès.

Les CSA et TNS-Sofres « minoritaires » sont certes en partie confirmés, mais marquaient quand même un écart probablement trop important, au regard des BVA, OW et IFOP quotidien, même si CSA poursuit un cavalier seul dans l’excès.

Les écarts de premier tour s’expliquent plutôt au sein des couples Hollande-Mélenchon et Sarkozy-Le Pen, qui restent, additionnées, assez comparables, modulo les biais des sondeurs, ce qui, finalement, nous ramène aux problématiques habituelles de mobilisation, d’une part, et de vote utile, d’autre part.

Quant aux écarts de second tour (entre 53 pour le Harris d’hier et 58 pour le CSA d’aujourd’hui), peut-être les sondeurs cherchent-ils à répondre à l’orientation politique de leurs commanditaires, par des arrondis « orientés », et/ou cherchent-ils à se différencier, à se « marquer », en prenant un parti particulier (sans qu’il soit politique), dans l’optique d’être simplement le « meilleur » sondeur, avec un but commercial. Les deux logiques ne s’excluent d’aileurs pas.

Car, au niveau des reports de voix, les résultats sont globalement cohérents. Par ordre d’apparition, IPSOS (celui publié hier), BVA et OpinionWay nous donnent:
– dans l’électorat Mélenchon, 83/5/12, 85/2/13 et 75/6/19, toujours aussi favorables pour Hollande, même si OW voit une plus grande démobilisation,
– dans l’électorat Bayrou, 37/30/33, 39/25/36 et 42/27/31, ce qui dénote un retour à une situation un peu moins favorable pour Sarkozy qui avait réussi à s’inscrire au-dessus des 30 et à tangenter Hollande dans certains sondages (vivement samedi que je puisse actualiser ces graphiques ;)),
– dans l’électorat Le Pen, 23/44/33, 14/54/32 et 20/37/43, ce qui n’est pas extraordinaire pour Sarkozy, si l’on considère que le « bon » résultat chez BVA est aussi lié à un niveau de premier tour faible de Le Pen.

OpinionWay nouq donne également 67/6/27 dans l’électorat Joly (un peu bas pour Hollande, mais Joly a déjà subi la « râpe » du vote utile) et 7/11/82 parmi les abstentionnistes de premier tour (habituel et sans conséquence sur le second tour.

2. Dans ce contexte, quels seront les niveaux à surveiller pour chaque candidat ?

Pour Sarkozy, il est clair que sa dégradation actuelle ne lui permet plus d’espérer égaler son niveau de 2007.
Peut-être les 30 sont-ils encore à sa portée, mais c’est douteux et le fait de ne pas les franchir lui fera perdre un affichage psychologique et symbolique de choix.
Il ne lui reste donc plus qu’un objectif: être devant Hollande. Mais s’il reste derrière lui, il aura perdu absolument toute dynamique.
Il ne serait déclaré « gagnant » qu’au-dessus de 30 et avec un écart significatif avec Hollande, rejeté vers moins de 27, bref s’il y avait une réédition de 2007 (même si ce ne serait qu’un effet médiatique passager). L’abstention globale devra être forte et la mobilisation à droite efficace… Une gageure…

Hollande a moins de pression. Mais le niveau de Royal de 2007 reste son premier objectif, surtout pour alléger la pression de Mélenchon.
Etre devant Sarkozy n’a d’intérêt que parce que cela casse toute symbolique en faveur de Sarkozy, mais ce n’est pas une obligation absolue. L’essentiel pour lui est de rester au contact de Sarkozy et de ne pas voir Mélenchon trop dépasser les 50% de son propre score.
Etre au-dessus de 30 lui assurerait un entre-deux-tours de croisière.

Le Pen ne sera pas déclarée comme « bonne surprise » si elle ne parvient pas à dépasser le niveau de son père en 2002.
Pourtant, être déjà au-dessus de 15 serait une énorme victoire, tant les années 2007-2009 furent difficiles et tant elle s’est ré-extrêmisée. Ce serait de toute façon un problème majeur pour la droite et, plus largement, pour le pays, même si les médias en parleront probablement moins que la progression de Mélenchon, sauf des médias de gauche en cas de mauvais score de Hollande, histoire de faire pression sur Sarkozy.
Son autre objectif est bien entendu de rester troisième.
Elle assurerait ainsi sa position de nouveau chef perpétuel de ce fonds de commerce qu’est le FN, même si elle aura rater la « normalisation » et une future gouvernabilité du FN. Mais cela a-t-il été ne serait-ce qu’une minute son véritable objectif ?

Mélenchon peut franchir plusieurs paliers:
dépasser les scores cumulés de toute la gauche de la gauche en 1995 ou 2002 (sans Chevènement), soit environ 14, ou de 1981 (16%), voire, pour les plus « fous », de 2002 avec Chevènement (18,5%), serait une consécration suprême et lui assurerait une vraie capacité de nuisance à gauche;
être en troisième position renforcerait cette capacité;
ne pas redescendre en dessous de 12% semble maintenant une nécessité tant les attentes sont fortes; entre 12 et 14%, il y aurait sûrement désintérêt médiatique, surtout si Hollande dépasse les 27-28%;
a fortiori, rester évidemment au-dessus de Bayrou est absolument vital.

Bayrou ne peut qu’espérer rester au-dessus des 10%.
Dépasser les 12% lui permettrait de négocier à droite et de ne pas disparaître pour l’avenir.
Passer à 8% le relèguerait dans les figures historiques du centrisme électoral: faible et improductif. Rattraper Mélenchon n’est même plus un grand enjeu pour lui.
Globalement, les médias n’attendent rien de lui et il n’assurera le « spectacle » que s’il consent à soutenir quelqu’un au second tour. Ce sera son dernier éclat, probablement, sauf s’il tente ensuite d’organiser le centre-droit avec Juppé ou d’autres, contre l’UMP.

Joly a déjà perdu: elle n’aura pas 5% et le financement public de sa campagne. Elle a « plombé » EE-LV pour l’avenir et Hollande saura jouer Mélenchon contre Duflot (et inversement, et le PCF contre le PG).
Faire mieux que Voynet en 2007 lui éviterait l’humiliation définitive, à condition de ne pas être dépassée par Dupont-Aignan ou Poutou. Dépasser les 3% serait une mini-surprise, mais faisant long feu.

Dupont-Aignan n’a de toute façon aucun avenir: il a raté sa campagne, incapable de reprendre les villiéristes et/ou les villepinistes potentiels.
En-dessous de 1%, il est ridicule. Au-dessus de 2%, il aura un peu plus de temps d’antenne le soir du premier tour. A 3%, on en parlera pendant 4 jours.

Poutou suscite plus d’attentes, après ses quelques propos familiers ou grossiers à l’antenne (c’est vrai qu’il a « crevé » l’écran, hein ? tous les journaux sérieux l’ont dit, même Le Monde… on rêve… Trotsky doit se retourner dans sa tombe) : à 2%, il sera « super cool », à 1,5%, il sera « cool », à 1% et moins, on l’oubliera aussi vite.
Plus sérieusement, le seul objectif du NPA désormais est simplement d’être au-dessus d’Arthaud et éviter que celle-ci soit la nouvelle Laguiller.

Arthaud a les mêmes objectifs: être devant Poutou, atteindre les 2%.

Cheminade ne fera parler de lui que s’il atteint 1%. Adieu.

Vivement samedi et vivement dimanche !
(enfin non, pas tout à fait, les vacances toucheront à leur fin…)

11 réflexions sur “Derniers sondages CSA, BVA et OpinionWay: alors que les biais des sondeurs s’accentuent, quels seront les niveaux à surveiller au soir du 1er tour ?

  1. Houlà, c’est vraiement le grand écart… A 4 jours du verdict des urnes, ça ne pouvait pas plus mal (ou mieux, ça dépend des points de vue) tomber.

    Est-il possible que les sondeurs, sous la pression de la nécessité de réaliser de nombreuses enquêtes à la suite en cette fin de campagne, bâclent leur travail ? Je ne connais pas grand chose à la cuisine interne des sondages, donc peut-être tu peux m’éclairer.

    • Ce n’est pas impossible, car le travail de base du sondeur, ce sont des gens qui veulent se faire un peu d’argent facile et qui interrogent à tours de bras. Inversement, cette période était prévue et réservée depuis longtemps.
      Je ne pense donc pas que ce soit pire que d’habitude. Mais surtout, je pense qu’ils accentuent les petites tendances qu’ils voient dans leurs échantillons, histoire d’essayer de se démarquer et de « réussir » leur test du 22 avril.
      Bref, s’ils ont 24-30 pour Hollande, au lieu de mettre 27 comme normalement, ils mettront 25 (s’ils avaient 25-31 au coup d’avant) ou 28 (s’ils avaient 23-29 dans leur précédent sondage).
      Je ne crois pas aux manipulations pures. Je crois en revanche aux arrondis dans le sens souhaité (politiquement et/ou commercialement), même si cela reste dans la fourchette statistique normale et non trafiquée.

  2. Ironiquement, Bayrou a beaucoup plus d’avenir dans un centre-centre-droit en convalescence que Mélenchon soumis à un PS triomphant. Je pense qu’il va appeler à voter Sarkozy sans laisser durer le suspense. Au pire il est à Matignon, au mieux il est président en 2017 (si on nous colle pas un ex- de Goldman Sachs d’ici là)

    • Si Bayrou se décide pour un des deux candidats, c’est un suicide politique car ce sera perçu comme de l’opportunisme.
      S’il refuse de se décider, c’est une mort politique.

      Je ne regretterai pas cette parenthèse vide qui dure depuis des dizaines d’années.

    • Regardez la page 2 du dernier numéro du canard, elle me semble assez éloquente sur les stratégies comparées de nos deux compères.

      Celle de Mélenchon me paraît ambitieuse (mégalo pour ceux qui ne l’aime pas) et risquée, mais elle ne passe certainement pas par la soumission au PS (contrairement aux caciques du PC, qui vont probablement aller se faire marginaliser au gouvernement et qui n’ont rien compris en terme de stratégie électorale : cela va leur faire perdre la bataille interne au sein du front de gauche entre le PG et le PC).

      Selon les infos du canard, la stratégie d’après présidentielle de Mélenchon repose sur deux axes :
      1. Rendre impossible sa participation au gouvernement en mettant Hollande face à ses responsabilités sur la question de l’Europe en demandant un référendum sur les traités européens, référendum que Hollande refusera.
      1bis. Faire campagne pour obtenir ce même référendum par initiative citoyenne, ce qui lui permettra de rester dans les médias en organisant une pétition politique géante.
      2. Essayer de faire un score comparable au score des verts en 2009 lors des européennes de 2014, c’est à dire du niveau du PS.
      On pourra dire que cette stratégie est toute pourrie, on pourra aussi certifier qu’elle est vouée à un échec irrémédiable ; on aura plus de mal à asséner que c’est une stratégie de soumission au PS.

      Quand à Bayrou, les infos du canard confirment mes prédictions : il ne va pas donner de consignes, mais va faire un geste imperceptible en direction de Sarko, ou plutôt, contre Hollande, car il va tenter le même type d’OPA sur la gauche de la droite en 2012 que celle qu’il a voulu mener sur la droite de la gauche en 2007. Bayrou n’a une chance de réussir que placé dans l’opposition, en profitant de la décomposition du camp perdant. Et là, il a plus de chance de réussir : car, fondamentalement, Bayrou, c’est un type de droite !
      Mais il ne se soumettra très probablement pas à Sarkozy (pas plus que Chirac à VGE en 81), car cela signerait son arrêt de mort politique : il n’aurait alors plus aucune chance de se démarquer de Borloo ou de Morin.

      Donc, très probablement pas de soumission ni de la part de Bayrou, ni de la part de Mélenchon. Mais, ce n’est que mon interprétation à partir des infos du canard et de la manière dont je perçois ces deux animaux.

      • Le problème de Mélenchon, c’est qu’il n’y a pas d’élections locales ou européennes à court terme et que, de toute façon pour les premières, il dépend du PCF.
        Quant au référendum citoyen… bon courage pour l’obtenir.
        Bon, c’est vrai que, en sillonnant la France, je ne vois que des affiches de Mélenchon, mais de là à obtenir un référendum, alors même que beaucoup de Français savent aussi qu’on est sur le fil du rasoir sur le plan financier et international.

      • La stratégie de Mélenchon est une stratégie de moyen, voire long terme. Il attendra donc 2014. De toute façon, il n’a rien d’autre à faire.
        La force du front de gauche, c’est que chaque composante est tour à tour mise en avant en fonction du type de scrutin qui la favorise. Donc, à Mélenchon la présidentielle et au PC les municipales, cantonales et législatives. Pour les régionales et les européennes, les listes priment, donc le partage est plus équitable. Et, depuis 2009, cela fonctionne, si l’on veut rester modeste et réaliste dans les objectifs fixés. C’est à dire rassembler la gauche de gauche et réunir sur des candidatures unitaires ses scores classiques (autour de 10%).
        Quand au référendum, je crois que, pour Mélenchon, ce qui compte, ça n’est pas tant de l’obtenir, que de rester en campagne sur un thème malin qui peut même lui permettre un alliance de circonstance avec des politiques de droite, comme pour le référendum de 2005.
        Moi, je trouve que c’est plutôt bien vu (mais je suis partisan, il est vrai, et complètement inconscient en ce qui concerne les plans financiers et internationaux).

  3. Bayrou est clairement dans une impasse. S’il penche d’un côté ou de l’autre son parti explosera.
    – S’il opte pour la gauche, il effraie la partie « chrétien démocrate » de ses électeurs et le rassemblement des centres (centre droit) devient impossible. Mauvais calcul car si FH gagne il sera noyé dans une « majorité présidentielle » floue. Il pourrait difficilement se placer comme alternative en 2017. Donc suicide politique.
    – S’il penche à droite et vote Sarko au 2e tour dans la perspective de la re-création d’une UDF, il fera fuir beaucoup de ceux qui l’avait rejoint en 2007 dans l’espoir d’une recomposition politique. Peut-on imaginer Jean-Luc Benhamias, Yann Werhling (issus des Verts) ou Jean-François Kahn voter Sarkosy ? Impossible ! Donc suicide politique puisque cela revient à revenir à la situation de l’UDF… et à annuler toute la démarche née avec le MODEM. De plus, il n’est pas évident qu’il tire les marrons du feu d’une réunion des centres, alors que Borloo voudra également se placer dans un tel contexte.
    Je pense qu’il va probablement ne rien dire et attendre les résultats du 6 mai et voir comment cela se décante notamment à droite quand l’UMP explosera si FH gagne.

    Je pense que beaucoup d’électeurs de Bayrou 2007 ont compris cette impasse (liée au bi-partisme malheureusement conséquence de nos Institutions) et se répartissent déjà dans les 2 camps d’où le décalage d’intention de vote entre 2007 et 2012.

    • On a la même analyse.
      D’autant que, selon moi, la référence perpétuelle qu’est l’UDF n’a toujours été qu’un effet d’aubaine. Le fantasme toujours présent de l’UDF ne doit son existence qu’à l’accident historique qu’a provoqué Chirac en faisant élire Giscard.
      Le centrisme est un alibi social pour ceux qui veulent se démarquer d’une droite trop dure ou trop envahissante. Mais c’est un mouvement de droite non assumé (à part par le Nouveau Centre).
      Bayrou navigue entre dix eaux et peu de ses électeurs savent que son programme est le plus austère des dix candidats.
      A propos de la reconstruction de la droite, je ne vois pas Copé lui concéder un queconque pouvoir dans une nouvelle droite. Et comme Bayrou est assez mégalo, l’alliance me paraît difficilement réalisable.
      Restent les électeurs de Bayrou : ils se partageront entre droite et PS.

      La nouvelle droite se recomposera avec la droite nationaliste, ce qui va effrayer les bayrouistes modérés (mais ils ne représentent que 5% après tout !).

  4. Bayrou croit à son destin. Il va jouer à fond 2017. Il votera Sarkozy, le fera savoir tout en n’appelant pas à voter pour lui. Cela lui permettra de réintégrer sa famille de centre-droit. Il essayera de réunir le nouveau-centre les radicaux et le Modem et de préparer pour 2017.
    Il a une petite chance de réussir car les centristes n’ont pas de leader et peuvent se dire qu’ils pourraient bénéficier d’un « présidentiable » à leur tête.
    Ceci dit, la porte est étroite. En se ralliant à Sarkozy, même de façon modérée, il va casser son image auprès d’une partie des électeurs, et apparaître aux yeux de beaucoup comme une « girouette ».

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