Derniers sondages IFOP, Harris, BVA et CSA pour les législatives et étude du sort des ténors de droite et du centre: l’effritement du FN et l’effacement du centre seront insuffisants pour que l’UMP puisse menacer un PS non assuré d’avoir seul une majorité

IFOP-Fiducial
Europe 1, Paris-Match, Public Sénat
6 mai 2012
échantillon: 1968
LO 0,5
NPA 1
FG 8
PS+PRG 31
EE-LV 5
(soit PS+PRG+EE-LV 36)
MoDem 4,5
NC+PR 1,5
UMP 30
DLR 0,5
(soit UMP+NC+PR+DLR 32)
FN 18

Harris Interactive-Viadeo
M6
6 mai 2012
échantillon: 2597 inscrits sur un total de 2913
LO+NPA 1
FG 7
PS 26
DVG 2
(soit PS+DVG: 28)
EE-LV 5
(soit PS+DVG+EE-LV 33)
MoDem 5
UMP 32
DVD 2
(soit UMP+DVD 34)
FN 17
autres 3

BVA
Le Parisien-Aujourd’hui en France / RTL, Orange, presse régionale
6 mai 2012 / 9-10 mai 2012
échantillons: 857 inscrits sur un total de 874 / 1147 inscrits sur un total de 1159
LO+NPA 0,5 / LO 0 et NPA 0,5
FG 10,5 / 10,5
PS+PRG+EE-LV 35 / PS+PRG 30 et EE-LV 4,5
(soit PS+PRG+EE-LV 35 / 34,5)
AEI – / 0
MoDem 4 / 5
UMP 33 / UMP 32,5 et DLR 1
(soit UMP+DLR 33 / 33,5)
FN 17 / 16

CSA
BFM-TV, RMC, 20 Minutes, CSC
6 mai 2012 / 9-10 mai 2012
échantillons: 1016 / 899 inscrits sur un total de 1005
LO 1 / 1
NPA 0 / 0,5
FG 10 / 10
PS 31 / 32
EE-LV 4 / 4
(soit PS+ EE-LV 35 / 36)
MoDem 6 / 4
UMP 30 / 33
DLR 1 / 0,5
(soit UMP+DLR 31 / 33,5) 
FN 15 / 12
autres 2 / 3

1. Comme souvent, mes titres à rallonge essaient de tout dire😉 Mais il y a justement beaucoup à dire sur ces prochaines législatives.

Il y a d’abord des poncifs à combattre:

l’abstention sera nettement plus forte qu’à la présidentielle (20%): en métropole en 2007, après une très forte participation à la présidentielle, l’abstention avait grimpé à plus de 39% et ce, dès le premier tour (donc sans effet « TVA sociale » et « bourde Borloo »); certes, le déclin de Le Pen père y contribua (et la mobilisation « bleu Marion Anne Perrine » sera plus forte cette année); mais il y a de toute façon une plus forte abstention législative;

en conséquence, le poids du FN et sa capacité à se maintenir sera réduite; d’ailleurs, dans le passé, sa capacité de nuisance ne fut maximale qu’en 1997, à distance d’une présidentielle; en 1993, avec 12,4%, il pouvait se maintenir dans 101 circonscriptions, désavantageant davantage la gauche, déjà distancée par la droite dans une atmosphère d’affaires et de fin de règne; en 2002, malgré la surprise présidentielle, avec 11,1%, il pouvait se maintenir dans seulement 37 circonscriptions; en 2007, avec 4,3%, dans seulement 1 circonscription (devinez ;)); en 1997, en revanche, avec 15%, il pouvait se maintenir dans 133 circonscriptions, dont 79 triangulaires (76 effectives, finalement), 23 duels avec la gauche et 31 duels avec la droite, faisant élire un seul député dans le Var;

– aujourd’hui, au 1er tour de la présidentielle, Le Pen fille a certes dépassé les 12,5% des inscrits dans beaucoup de circonscriptions, mais c’était la présidentielle, c’est-à-dire qu’elle était présente partout; aux législtives, le FN, notamment dans tout l’Ouest, a du mal à trouver des candidats et des candidats un tant soit peu connus; en outre, le vote FN est aussi très personnalisé et « familial »: il est lepéniste au sens personnel du terme; il déclinera donc mécaniquement; bref, il est plus raisonnable de tabler sur les circonscriptions où Le Pen est arrivée en tête (23) et celles où elle est arrivée deuxième (93), plus quelques autres, ce qui aboutira probablement à une situation similaire à celle de 1997, donc avec des dégâts potentiellement équivalents pour l’UMP, notamment dans la Somme, l’Oise, l’Aisne, le Nord, les Ardennes, le Gard, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône, la Loire, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Territoire-de-Belfort, la Moselle, la Meuse, l’Yonne;

la majorité de gauche n’est pas menacée, car le coup de poignard dans le dos du FN sera suffisant pour handicaper mortellement l’UMP et que les Français ne semblent pas souhaiter une cohabitation; le vote de 2002, alors que Chirac fut élu par défaut et que la gauche faisait jeu égal, voire mieux que la droite à l’issue du gouvernement Jospin, montre que les Français avaient souhaité donner une majorité claire à Chirac et Raffarin, malgré tout.

En revanche, subsistent des incertitudes:

le PS n’aura peut-être pas la majorité à lui tout seul: son stupide accord avec les Verts donnent à ces derniers beaucoup (trop) de circonscriptions; certes, leur « danse du ventre » indécente pour avoir des portefeuilles ministériels (au point qu’eux-mêmes -pas les médias- ont reconnu être allés trop loin… que n’aurait-on dit s’il s’était agi de gens de droite ou même du PS…) peut leur coûter quelques voix, mais c’est loin d’être sûr car le niveau d’attention des Français à l’actualité politique a mécaniquement régressé de quelques crans depuis dimanche; surtout, ce sont les multiples candidatures dissidentes du PS ou de divers gauche contre les Verts (j’espère pouvoir faire le point après le 18 mai) qui pourraient permettre au PS et au PRG de retrouver quelque espoir d’avoir une majorité à eux seuls: toutes les circonscriptions bretonnes, lyonnaises et toulousaines réservées aux Verts voient ainsi un notable local, bien implanté et très souvent PS, se présenter et avoir de très bonnes chances de faire chuter le candidat Vert; mais si le PS n’y parvient pas, il pourra se mordre les doigts…

l’éventuel accord PS-FG pour quelques candidatures uniques pourrait encore affaiblir la position du PS; heureusement pour ce dernier, le FG veut se compter et, surtout, a la même logique que le MoDem, le PR, le PCD ou le NC: pour avoir de l’argent public pendant 5 ans, il faut faire des résultats mais aussi, tout simplement, présenter au moins 50 candidats et, ensuite, récolter le plus de voix possible; il y a donc une désincitation mécanique aux candidatures uniques de premier tour; en outre, même si Mélenchon semble pouvoir se présenter partout à lui tout seul (9 circonscriptions différentes, au moins, ont déjà été envisagées…), pas très respectueux des camarades locaux, ni des Français, priés de voter pour lui où qu’il soit, le PCF a une bonne implantation locale, encore, et ne souhaitera pas forcément se retirer de zones, notamment dans le Nord et le Nord-Est, historiquement communistes;

l’ampleur de l’abstention rend évidemment le tableau incertain, entre une démobilisation à droite et un découragement précoce à gauche (à cause de la crise européenne relancée, des premières déceptions du Hollande prudent et déjà confronté à des problèmes internes);

un réflexe de « contre-pouvoir » est possible (après tout, la gauche pourrait avoir tout le pouvoir exécutif, tout le pouvoir législatif et une grande partie des collectivités territoriales), même si je ne suis pas persuadé que ce phénomène soit vérifié; ce qui est en revanche réel, c’est que, d’un tour à l’autre, des corrections ont souvent eu lieu, au travers d’une remobilisation ou d’une démobilisation d’un camp; ainsi, un score décevant pour la gauche au 1er tour pourrait entrapiner un sursaut, de peur d’une cohabitation; à l’inverse, un trop mauvais score pour la droite pourrait conduire des électeurs de droite ou modérés à se « réveiller » pour éviter un trop forte vague rose et des pleins pouvoirs à Hollande;

les désistements FN-UMP pourraient troubler la donne, essentiellement sur le plan médiatique; souhaités par une majorité d’électeurs UMP (70-30 selon IPSOS, 54-46 selon l’IFOP mais qui aprlait d' »accords électoraux », ce qui pouvait paraître plus large que les simples désistements) et par une majorité d’électeurs FN (68-32 selon IPSOS, 77-23 selon l’IFOP), ils restent rejetés par une majorité de Français et seraient médiatiquement calamiteux; ils sont toutefois peu probables, à quelques exceptions locales près, qui restent possibles (même si, même pour des candidats peu connus, c’est peu probable, les élections locales étant lointaines et certains UMP du Sud-Est ou du Nord-Est n’ayant donc pas à craindre de représailles à court terme); les leaders de l’UMP ont adopté une ligne claire pour le maintien où c’est possible et les triangulaires; restent les duels FN-PS, notamment dans le Nord de la France, pour lesquels deux lignes pourraient s’affronter, mais ils seront peu nombreux.

2. Les premiers sondages, certes influencés encore par la présidentielle, montrent des éléments clairs, qui confirment mes observations ci-dessus:

le bloc FG-PS-DVG-Verts est largement au-dessus de l’ensemble UMP-PR-NC-DVD: ce sont bien les forces à comparer, puisqu’il y a candidatures uniques dès le 1er tour ou désistements automatiques au 2nd, hors quelques exceptions locales plus tendues; même avec un environnement international tendu ou quelques couacs, l’échéance du 10 juin est trop proche pour que les rapports s’inversent ou même s’équilibrent: l’UMP ne peut espérer que « limiter la casse », pas créer une incertitude sur le résultat final;

– au sein de ces blocs, le FG est à son niveau de la présidentielle, voire un peu en-deçà et devrait donc revenir à l’étiage communiste traditionnel; les Verts retrouvent un tout petit peu d’espace, mais leur sort parlementaire dépend davantage des situations locales et de la force des dissidents socialistes; à droite, l’espace centriste est marginal;

– quant au MoDem, il est déjà effacé dès les sondages; il pourrait donc bien disparaître lors des élections elles-mêmes, le parti ne semblant déjà pas en mesure de présenter plus de 400 candidats et la décision personnelle de Bayrou ayant entraîné une hémorragie supplémentaire;

le FN apparaît haut, mais en léger retrait par rapport à la présidentielle, voire plus nettement selon le récent CSA (mais nous connaissons désormais l’erratisme de cet institut… ce 12% ne peut donc que laisser sceptique);

– CSA et Harris ont raison de sonder les « autres », car, entre les régionalistes, CPNT, les dissidents de tous poils, les défenseurs des animaux, les sectes déguisées, il y a la place pour quelques % perdus.

Pour mémoire, voici les résultats en métropole en 2007:
EXG 3,41
PCF 4,29
(soit PCF+EXG 7,70)
PS 24,73
PRG 1,32
DVG 1,97
(soit PS+PRG+DVG 28,02)
Verts 3,25
DIV ECO 0,80
(soit PS+PRG+DVG+Verts 32,07)
REG 0,51
CPNT 0,82
DIV 1,03
(soit « autres » 2,36)
UDF-MoDem 7,61
DVD 4,84
UMP 39,54
MPF 1,2
(soit UMP+DVD+MPF 45,58)
FN 4,29
EXD 0,39
(soit FN+EXD 4,61)

Sans même évoquer le score du FN, la situation entre les deux blocs est donc inversée.

3. Outre ces problèmes structurels pour la droite (niveau global limité, FN menaçant), un aspect potentiellement fort négatif pour elle et en partie décisif pour la recomposition à venir tient dans le sort de ses ténors, de la Droite Populaire jusqu’aux centres.

En effet, beaucoup de ses leaders naturels peuvent être battus ou simplement affaiblis. Nous allons voir que ce sont davantage ceux de l’aile modérée ou du centre qui sont menacés, ce qui pourrait avantager Copé face à Fillon et Juppé et ce qui pourrait retarder le regroupement des centres (ou l’accélérer mais à un niveau très faible de simple force d’appoint de l’UMP, par simple regroupement forcé des « restes » NC, radicaux et centristes divers). Ce phénomène sera déjà accentué par le fait que, globalement, les députés de l’aile droite de l’UMP sont dans des circonscriptions plus sûres (Sud-Est, Nord-Est) que ceux de l’aile modérée, qui risquent de connaître des revers dans l’Ouest et le Centre-Ouest par exemple (Sarthe, Calvados, Vienne, Bretagne), en Ile-de-France (Hauts-de-Seine notamment), dans le Rhône ou dans les Pyrénées-Atlantiques.

Il y a d’abord les leaders modérés (des gaullistes aux anciens UDF de l’UMP) menacés de défaite ou d’affaiblissement:
Juppé a déjà renoncé (ce qui pourrait lui nuire) et pourrait voir son poulain mordre la poussière (Gironde)
– l’ancienne circonscription de Fillon (Sarthe 4e) risque bien de basculer; Fillon est évidemment menacé par Dati à Paris (2e)
Méhaignerie ne se représente pas (Ille-et-Vilaine 5e), mais sa remplaçante, certes bien implantée, n’est pas assurée d’une élection facile en raison de candidatures radicale et centriste concurrentes
Raffarin n’est pas député, mais la Vienne pourrait donner un grand chelem à la gauche
Bertrand (Aisne 2e) est clairement meancé, non pas tant par le FN (Le Pen était en 3e position), mais par une poussée socialiste
Alliot-Marie est en difficulté face à un PS majoritaire (Pyrénées-Atlantiques 6e)
Devedjian (Hauts-de-Seine 13e) est meancé dans une circonscription où Hollande a été nettement majoritaire
– de même pour Gilles Carrez (Val-de-Marne 5e)
Daubresse paraît moins menacé (Nord 4e) car Sarkozy y était clairement majoritaire et le FN seulement 3e, mais le PS pourrait soutenir un centriste bien implanté localement s’il faisait un bon score
– Bachelot ne se représente pas, mais sa circonscription (Maine-et-Loire 1e) a donné plus de 50% à Hollande.

A côté, les leaders modérés moins menacés ne sont pas si nombreux ou conservent une petite part d’incertitude:
– Fillon, sans Dati, n’aurait pas de problème, évidemment
NKM est dans une criconscription où Sarkozy a été majoritaire et où le FN est assez faible (Essonne 4e), mais sa marge n’est pas si confortable
Wauquiez semble hors de danger, malgré la poussée du PS en Haute-Loire, mais il devra être attentif
– de même que Chartier (Val d’Oise 7e)
Apparu n’est pas en danger (Marne 4e) malgré un FN élevé
Bussereau n’est pas menacé (Charente-Maritime 4e)
Baroin non plus (Aube 3e)
Pécresse encore moins (Yvelines 2e)
Ollier de même (Hauts-de-Seine 7e), ainsi que Laffineur (Maine-et-Loire 7e)

En revanche, les leaders de l’aile dure sont plus en sécurité, même si leur chef putatif n’est pas totalement hors de danger:
– en effet, Copé peut pâtir d’un FN élevé (Seine-et-Marne 6e), mais il est très bien implanté
Estrosi, Luca, Ciotti, Tabarot sont tranquilles (Alpes-Maritimes)
– Boyer a migré dans une criconscription sûre (Bouches-du-Rhône 1e)
Chatel est assuré de l’emporter (Haute-Marne 1e)
– de même que Woerth (Oise 4e), malgré le FN élevé
Morano bénéficie d’une circonscription bien redécoupée (Meurthe-et-Moselle 5e)
– comme Mariani (Français de l’étranger)
– Raoult est dans la dernière circonscription de Seine-Saint-Denis (12e) gagnable et son ancrage local devrait suffire
– Guéant devrait être élu, sauf dissidence de poids (Hauts-de-Seine 9e).

Certes, même l’aile plus dure peut avoir des déconvenues, mais ce sont plutôt des libéraux ou des éléments plus difficiles à classer qui sont concernés:
Novelli (Indre-et-Loire 4e), Mariton (Drôme 3e) et Courtial (Oise 7e, en raison d’un FN élevé) dans le premier cas
Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle 2e, avec une poussée socialiste dans une circonscription mal redécoupée), ancienne filloniste devenue sarkozyste fidèle, ou Muselier (Bouches-du-Rhône 5e, très « rose » désormais).

Chez les centristes hors UMP ou à la marge de l’UMP, ce sont les caciques ou les plus proches de l’UMP qui devraient survivre:
Morin (Eure 3e), Sauvadet (Côte d’Or 4e), Leroy (Loir-et-Cher 3e), Hervé de Charette (Maine-et-Loire 6e), Léonetti (Alpes-Maritimes).

En revanche, la jeune génération prometteuse et les plus « indépendants » de l’UMP sont en danger:
Borloo lui-même a une circonscription difficile (Nord 21e, majoritairement pour Hollande) même si elle est gagnable étant donné son implantation personnelle; toutefois, s’il perd, ajouté à son caractère velléitaire, il sera bien diminué pour incarner en quoi que ce soit le centre à rebâtir
Hénart est fort menacé (Meurthe-et-Moselle 1e)
– Jean-Christophe Lagarde a presque déjà perdu (Seine-Saint-Denis 5e) malgré sa forte équation personnelle
Jégo aura fort à faire avec un FN élevé (Seine-et-Marne 3e)
– sans même revenir sur le cas de Bayrou (Pyrénées-Atlantiques 2e), certes désormais quasi-« divers gauche ».

Dans un contexte global défavorable, il est donc bien possible que:
les copéistes au sens large (Droite Populaire et ex-sarkozystes compris) deviennent dominants,
les centristes soient réduits à des barons et des vieux leaders, qui seront bien incapables de reconstruire quelque chose s’approchant de l’UDF.

Alors même que l’élection à la présidence de l’UMP, si elle donne bien lieu à un affrontement Copé-Fillon, risque bien de voir l’aile modérée se diviser (NKM, Wauquiez, voire Juppé ou Baroin ne voudront-ils pas se compter ?), les militants les plus actifs et donc souvent les plus durs se mobiliser davantage et les fédérations les plus importantes se copéiser fortement,
de tels résultats individuels aux législatives ne feront qu’accentuer le risque d’un centre-droit pérennisé dans la situation de croupion et d’une dispersion perdante de l’aile modérée, gaullo-centro-humaniste, de l’UMP.

En revenant sur la géographie électorale u second tour de la présidentielle, nous verrons que cet avenir sombre de la droite est confirmé. L’espoir pour elle est que le quinquennat de Hollande s’annonce fort difficile. Mais est-ce bien la droite parlementaire qui en profitera ?….

13 réflexions sur “Derniers sondages IFOP, Harris, BVA et CSA pour les législatives et étude du sort des ténors de droite et du centre: l’effritement du FN et l’effacement du centre seront insuffisants pour que l’UMP puisse menacer un PS non assuré d’avoir seul une majorité

  1. Donc si je comprends bien, le résultat le plus probable sera une petite majorité de gauche sans majorité absolue pour le PS, et avec des gains à droite concentrés sur les centristes, donc une UMP de plus en plus lepéno-compatible (de toute façon, c’est déja presque fait). A la place de la gauche, je ne m’en réjouirais vraiment pas.

    • Restons prudents: ce sont 577 élections différentes et je n’ai pas étudié chaque circonscription (il faudrait d’ailleurs attendre la clôture du dépôt des candidatures, le 18 mai; et, quand bien même, je n’ai aps les données « historiques » des circo telles que nouvellement délimitées.
      Mais, au niveau des « chefs », ce n’est pas brillant pour les centristes et l’aile modérée, sur le papier.

  2. Tout d’abord pour mon premier message je remercie Horos pour ce blog passionnant et très crédible.
    Ensuite je ne partage pas l’opinion sur le danger dans les triangulaires, si 68% des électeurs FN et 70% des électeurs UMP sont favorables à un désistement mutuel il y a fort à parier que ce désistement se produise dans les urnes, quelques soient les consignes ou absences de consignes des partis. Il n’est pas certain que ce phénomène sera massif, mais c’est possible, auquel cas la France pourrait se rapprocher d’une cohabitation. Je suivrais ce Blog avec attention dans l’avenir notamment sur ce point.

  3. « Je te mangerai cru si tu ne me reviens pas »

    En 1978, la gauche devait gagner les élections législatives le 12 mars. Elle sera battu, à la surprise générale. La veille, Claude François se tue « accidentellement », provoquant, sans mauvais jeu de mot, un électrochoc dans l’opinion publique. Le titre de une de libération la 13 mars est, à cet égard, édifiant. Le brave Raymond B. aurait-il quelque chose à se reprocher dans l’histoire ?

    Cette fois-ci, il faudra au moins sacrifier Johnny et Sardou pour que Copé arrive à Matignon.
    Remarquez que si on met dans le lot Mireille Mathieu et Baberlivien, je ne suis plus certain de souhaiter à tout prix la victoire de la gauche. A tout prendre…

    Sinon, toujours en ce qui concerne la GRANDE musique, une petite colle, qui ravira notre amis rédacteur, fan de musique pop suédoise. Dans la vidéo pleine de douceur et de rêves pastels donnée en lien ci-dessous, il y a un personnage politique à reconnaître. Mais qui ?
    « http://www.youtube.com/watch?v=6b2MfwR3D5I&feature=relmfu »

    N.B. : Montez le son, ça s’écoute à fond.

      • La petite placée à l’extrême gauche du groupe, c’est Clémentine Autain. Du coup, pour nous qui lui faisons face virtuellement, elle est à droite, si vous me suivez. C’est celle qui dit, à la fin : « Le prince ! Le prince ! Nous sommes sauvés ! », le prince étant Daniel Balavoine, peut être le plus bel espoir de la gauche radicale de l’époque (1983). Cute girl, isn’t it ?
        Bon, c’est pas trop dur de partager une passion scandinave avec cette infâââme crypto-bolchévique ?

  4. Tout d’abord, encore une promesse non tenue : vous disiez que vous arrêteriez après la présidentielle sans vous impliquer dans les législatives. Mais on ne s’en plaindra pas !

    Deuxio, l’élection de Guéant sera-t-elle aussi facile que vous le dîtes ?
    Vous ne parlez pas de Guaino. Pour lui aussi, sera-t-il aussi facile d’être élu ?
    Les parachutages ne sont jamais bien perçus.

    • Vous avez raison, Guaino pourrait bien chuter et Guéant peut-être aussi, bien que dans son cas, la dissidence ne soit pas encore sûre.
      Ceci étant dit, dans l’un comme dans l’autre cas, on ne peut parler de véritable leader de la droite.

      Oui, je reste un peu, dans la mesure où les législatives sont proches ;D et où, après m’avoir traité de paranoïaque et de rétrograde, d’aucuns m’ont supplié de rester ;D

  5. Hé les gars, vous vous rendez compte qu’on pourrait se retrouver avec Copé Premier Ministre dans un mois ? Réjouissant n’est-ce pas ? Je vous parie qu’en moins de six mois on regrettera tous Sarkozy !😉

    Pour Hollande, en revanche, ce serait une aubaine incroyable, l’assurance d’une réélection en 2017.😛

    Bref, l’enjeu sera haut le 10 et 17 juin…

    • Je ne pense pas que tu puisses gagner quelque voix que ce soit ici: tout le monde doit être intensément convaincu de son vote.
      Et puis, ne t’en déplaise, il n’est pas du tout certain que Copé serait Premier ministre.
      Je pense même que c’est lui qui refuserait: mieux vaut laisser quelqu’un d’autre se fracasser contre la crise et un président Hollande devenu retors à la Mitterrand et s’user, dans la perspective de 2017, dans un scénario à la 1995…
      Désolé, mais ça ne marche pas, ton trick😉

      • Mitterrand s’est usé au bout de 11-12 ans… En 5 ans, Hollande connaîtrait sûrement une période de sympathie populaire à la « tonton » (voire à la « jacquouille »). Il a le tempérament parfait pour le rôle, tu en conviendra.🙂

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