Election à la présidence de l’UMP: la dynamique Copé ne parvient pas (encore ?) à s’imposer

1. Un sondage TNS-Sofres pour i-Télé, réalisé le 30 août 2012 auprès de 1000 internautes (la précision est ainsi donnée: il ne s’agit pas de Français interrogés par Internet, mais d’internautes, sans que l’on sache quelle a été la différence de recrutement, puisque l’échantillon est toujours censé être représentatif de l’ensemble de la population), pose des questions différentes des désormais réguliers sondages IFOP mais tend vers le même constat d’une prédominance persistante de Fillon.

A la question « qui est en train de gagner ou de perdre des points ? » dans la campagne pour la présidence de l’UMP, les résultats sont les suivants parmi les sympathisants UMP (gagner/perdre/ni l’un ni l’autre/sans opinion):
Fillon 64 / 11 / 14 / 11, soit un solde positif de 53 (dans l’ensemble de la population, solde positif de 33)
Copé 37 / 32 / 19 / 32, soit un solde positif de 9 (dans l’ensemble, solde négatif de 5)
NKM 11 / 22 / 44 / 23, soit un solde négatif de 11 (dans l’ensemble, solde négatif de 14)
Le Maire 6 / 18 / 40 / 36, soit un solde négatif de 12 (dans l’ensemble, solde négatif de 8)

A la question du meilleur opposant à Hollande (question qui peut aller dans le sens du Fillon parlant déjà de 2017 comme du SG Copé omniprésent en radio pour commenter chaque mesure ou non-mesure de l’exécutif), les résultats sont les suivants, respectivement dans l’ensemble de l’échantillon, chez les sympathisants UMP, chez ceux du FN, chez ceux du Parti Radical et chez ceux du MoDem:
Fillon 63 / 68 / 60 / 74 / 71
Copé 18 / 24 / 22 / 16 / 10
NKM 11 / 5 / 9 / 4 / 9
Le Maire 8 / 3 / 9 / 6 / 10

Chez les électeurs du 1er tour de 2012 ayant voté Sarkozy, Le Pen et Bayrou respectivement:
Fillon 71 / 60 / 66
Copé 20 / 26 / 24
NKM 7 / 6 / 7
Le Maire 2 / 8 / 3

Plusieurs confirmations ici:
les autres candidats que Fillon et Copé sont marginalisés et reçoivent le peu de soutien dont ils disposent de l’extérieur de l’UMP,
plus on se rapproche de l’UMP ayant voté Sarkozy, plus Fillon est fort: il est le candidat « légitimiste »,
Fillon se positionne de manière plus modérée que Copé, même s’il reste également dominant chez les sympathisants et électeurs FN.

Un nouvel élément, même s’il ne tient pas compte des « mouvements » les plus récents de la campagne:
la dynamique Copé ne semble pas accrocher, avec un jugement positif et majoritaire seulement sur la campagne de Fillon et même plus positif chez les sympathisants UMP (normalement plus attentifs aux rebondissements de la campagne et des ralliements, notamment chez les « internautes » interrogés par TNS-Sofres) que dans l’ensemble de la population. Une bonne surprise pour l’éclopé de Capri !
Cette dynamique beaucoup moins forte qu’attendu peut avoir des effets psychologiques sur les partisans de Copé, mais aussi influencer les hésitants et alimenter donc une série de ralliements à Fillon certes tardifs mais qui pourraient s’égrener dans le temps et assurer un « flux » d’informations positif (quelle que soit la « vraie réalité »).
Etant donné le contrôle de l’appareil par Copé, sa course à l’échalotte sarkozyste caricaturale, sa langue de bois encore plus en bandoulière qu’à l’accoutumée et son culot décuplé, cette dynamique défaillante, alors qu’on nous expliquait que Fillon était parti trop tôt, est un élément de surprise qui a pu écorner l’image d’efficacité et de puissance de Copé auprès des médias (que ceux-ci l’aiment ou pas, d’ailleurs).

Graphiquement, voici ce que cela donne aujourd’hui:

2. Les événements de la campagne ne semblent pas, de fait, pour le moment, bouleverser les données pour Fillon et Copé:

– l’entrée en lice de Guaino est symbolique et ne durera pas: dès le 18 septembre, l’illusion sera dissipée, à moins qu’il ne reçoive 500 parrainages par jour… On nous présente sa candidature comme une tentative d’affaiblir Fillon (Guaino étant un » gaulliste social », un séguiniste, un proche de Sarkozy et, en creux, Fillon ne l’étant donc pas ou plus), mais on pourrait facilement objecter qu’il n’a pas trouvé non plus ces qualités chez Copé. En outre, le fait que la rumeur ait évoqué (sur quels fondements ?) un tandem Le Maire/Guaino (voire un trio Le Maire/Guaino/Estrosi) montre bien que l’idéologie n’a en ralité rien à voir là-dedans. Quoi qu’il en soit, la popularité et la crédibilité proches de zéro de Guaino, tant auprès des électeurs potentiels que des… journalistes, assurent Fillon qu’il ne s’agit là que d’un minuscule bruit temporaire dans une campagne qui continue. Les chamailleries au PS ont d’ailleurs largement occulté l’accès de gloriole de Guaino.

– le ralliement de Woerth à Fillon -que certains médias ont qualifié de « sans surprise »- me semble au contraire une plutôt bonne nouvelle pour ce dernier. Pour beaucoup de Français, il est associé à Bettencourt. Mais pour les adhérents UMP, il est d’abord, dans l’Oise et avec la maire de Beauvais, Caroline Cayeux, un contrepoids important aux Courtial, Marini, Dassault qui soutiennent Copé. Il est aussi un ministre réformateur « fort », plutôt libéral et rigoriste, qui reste apprécié par la base sarkozyste. Il est enfin, pour les connaisseurs, un ex-juppéiste et, étant donné son pedigree, pourrait annoncer un futur ralliement de personnalités comme Le Maire ou Apparu, qui occupent, peu ou prou le même créneau. D’ailleurs, Le Maire a donné quelquessignes de proximité de fond avec Fillon.

– le ralliement d’Estrosi à Fillon est évidemment une nouvelle fort importante. Dans les Alpes-Maritimes, quoi qu’en disent les copéistes, Fillon part désormais avec un bagage beaucoup plus solide: Estrosi, Ciotti et, marginalement, Léonetti, plus l’électorat âgé, cela pèse au moins autant que Tabarot, Luca et les militants durs et les plus à droite. Comme le Var est également loin d’être perdu pour Fillon (même si Falco semble discret dans son soutien à ce dernier), Fillon part beaucoup moins mal dans le sud-est que prévu, malgré sa probable défaite dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard et l’Hérault.
D’autre part, Estrosi efface évidemment une partie des efforts de Copé pour apparaître comme l’héritier de Sarkozy. Au final, Fillon, Premier ministre de Sarkozy pendant 5 ans tout en ayant fait apparaître des nuances et des différences, se retrouve mieux positionné qu’un Copé contraint de singer Sarkozy jusqu’au bout (et donc jusqu’à la … défaite, puisque Sarkozy, rappelons-le, a perdu la présidentielle) et peut, comme Jospin à l’égard de Mitterrand, conserver la bonne part de l’héritage sans les défauts et les excès. La comparaison avec le duel Jospin/Emmanuelli de 1995 serait d’ailleurs intéressante à « filer » et je serais heureux que les fins connaisseurs du PS des années 1990 nous éclairent à ce sujet😉

– la critique copéiste d’une campagne de « militants » contre une campagne de « notables » ou de « barons » ne tient plus vraiment après le ralliement d’Estrosi, de Ciotti ou de Woerth; et Raffarin, Vautrin, Gaudin, Karoutchi, Daubresse, etc. sont-ils autre chose que des barons ? Au bout d’un moment, comment différencie-t-on un notable d’un militant ? La critique pourrait d’ailleurs s’inverser: celle d’une campagne d’élus locaux (précisément ceux qui peuvent gagner en 2014, le fameux objectif de Copé…) contre une campagne d’apparatchiks.

la campagne de Fillon, au diesel, voire au bio-carburant artisanal, conserve finalement des cartouches que celle de Copé grille probablement trop vite. Copé a déjà vu Jean Sarkozy et l’événement a été noyé par le ralliement d’Estrosi, la sortie de Désir et un énième sondage négatif pour l’exécutif. Copé a déjà révélé tout son organigramme de campagne, mais aussi son ticket Président/Vice-Président/Secrétaire Général (il aurait pu au moins distinguer les deux étapes et créer donc deux événements). Il reste pourtant presque 2 mois et demi de campagne. Pour une présidentielle, c’était déjà long, alors, pour une présidence de parti…

A cet égard, j’aimerais bien spéculer à l’envie sur les candidats VP et SG de Fillon, mais l’équation est très difficile.
Pécresse semble assurer d’une des 2 places simplement parce qu’elle est une femme. Mais cela rend le trop-plein d’autant plus problématique pour l’autre place (voire les 2 autres si l’on inclut la présidence du Conseil national, un hochet qui a suffi pour Raffarin chez Copé): Estrosi peut être exigeant, Wauquiez ne doit pas être contrarié, Bertrand ne peut déjà être écarté, Juppé doit pouvoir être accueilli et les non-RPR d’origine ne doivent pas être oubliés (même si certains peuvent considérer que Wauquiez remplit ce critère).
Bref, on imagine plutôt une Pécresse VP, un Estrosi ou un Bertrand SG, un Wauquiez porte-parole, un Ciotti directeur de campagne, un Juppé éventuellement président du Conseil national (ou Bertrand ?), mais tout cela est loin d’être évident.
Remarquons simplement que ceux qui ont fait acte de candidature (sans espoir en réalité) n’ont pas du tout augmenté leur « prix », contrairement à ce que tout le monde pensait, mais se sont au contraire démonétisés, en raison de la marginalisation dans les sondages précédemment évoquée: NKM, Le Maire, Dord. Même le regroupement des forces envisagés par les « petits » ou les appels de NKM aux juppéistes ne cachent pas qu’à court terme, leur engagement n’est pas vraiment payant; certes, à plus long terme, le fait d’avoir tourné dans les fédérations et de s’être fait nationalement un peu plus connaître ne sera peut-être pas totalement perdu.
De même, ceux qui attendront trop risquent de ne plus pouvoir peser: Baroin reste probablement trop silencieux, Accoyer prend des risques en la jouant comme un banal Gaëtan Gorce ou un vulgaire Julien Dray en réclamant un changement de règles à 15 jours de l’échéance du dépôt des parrainages.
Seul Juppé peut se permettre d’attendre quasiment jusqu’à la dernière semaine (ou au moins jusqu’au lendemain du ou des débat(s) télévisé(s)), car sa décision sera évidemment, per se, un événement de campagne majeur, quelle qu’elle soit.

– parmi ceux qui attendant, le cas Bertrand mérite un traitement particulier. A force d’hésiter, il va finir par être le seul à penser que « son prix monte », car les équipes sont presque en place et les équilibres internes s’établissent déjà. Il affirme aujourd’hui qu’il est au-dessus des 7924 parrainages nécessaires à une candidature, mais c’est invérifiable et beaucoup de signatures peuvent être invalidées (votre serviteur s’apprêtait à signer pour Fillon et il aurait abusivement fait monter le total de ce dernier…). Surtout, l’annonce par ses proches de cette « nouvelle » est arrivée curieusement au lendemain du ralliement d’Estrosi.
Bref, à trop attendre, il risque même de ne pouvoir trouver de place chez Fillon. Et qu’on ne nous explique pas que NKM ou Le Maire pourraient le soutenir… Ils se considèrent forcément comme plus talentueux (politiquement, électoralement, techniquement, intellectuellement) que lui…
Bertrand semble lui-même prendre conscience qu’il ne peut plus trop attendre; prosaïquement, parmi les parrainages qu’il a déjà reçus, s’il veut en solliciter les signataires pour qu’ils parrainent finalement un autre, il faut aussi un peu de temps pour les recontacter…
Aujourd’hui, avec un Fillon qui fait plus que résister à la machine Copé, normalement, Bertrand devrait tomber là où il penche.

3. Un autre « cas », c’est Nicolas Sarkozy.

Il est exclu qu’il prenne ouvertement position pour un candidat. Mais est-il envisageable qu’il laisse filtrer des signaux clairs ?
Je ne le crois pas, d’autant que les copéistes se répandent à l’envi sur le fait que Sarkozy privilégierait Copé puisque celui-ci s’est engagé à se retirer en cas de retour de Sarkozy. En dehors du fait que cela ne marque pas un caractère de chef si trempé de la part de Copé, je n’imagine pas que quiconque puisse imaginer que Copé, une fois président de l’UMP (et s’accrochant quel que soit le résultat des élections intermédiaires de 2014-15, ce qui ne serait peut-être pas le cas de Fillon), puisse faire l’impasse sur 2017. De toute façon, il sait très bien que les allégeances changeront, que 2017 est fort éloigné à l’échelle du temps politico-électoralo-médiatique et que les « affaires » n’ont pas encore rattrapé et englouti Sarkozy mais qu’elles suivent leur bonhomme de chemin.
Je pense en réalité, contrairement à ce qui est partout dit et écrit, que Sarkozy préférerait un Fillon vainqueur car le contraste serait plus aisé à établir et une position de « recours » et de « sauveur » bien plus évidente à prendre en 2016-17. En outre, Sarkozy connaît bien la psychologie et la personnalité de Fillon depuis 2005 en particulier et il sait comment procéder pour le mettre en difficulté, le contrôler et le dominer.

Quand bien même Hortefeux serait chargé de délivrer des signaux clairs, ceux-ci seraient-ils un atout ?
Il est certain qu’une partie de la base UMP en serait satisfaite, mais cela rapporterait-il vraiment un supplément de voix à Copé ? C’est peu probable directement. En revanche, ce serait évidemment le « bruit » médiatique qui lui donnerait une avantage dynamique certain en interne à l’UMP (en externe, c’est évidemment autre chose…).

4. Au-delà de ces supputations, il reste que beaucoup de facteurs peuvent se transformer en autant d’obstacles sur la route de Fillon (pardon pour cette énième métaphore de mauvais goût… un comble pour un filloniste déclaré !).

– L’ossification et la cicatrisation des ligaments de Fillon sont bien entendu un premier facteur important dans sa campagne: son état de santé. Si, au moment du début de la campagne officielle (le 5 octobre), il n’est toujours pas complètement remis, cela pourrait transformer une forme actuelle d’empathie et de bienveillance, notamment dans les médias, en jugement plus sévère sur de l’amateurisme et une nature insuffisamment résistante et tonique… de quoi altérer les fameux « traits d’image » patiemment construits en 5 ans. Tous les efforts produits par Fillon à l’automne 2010 pour ne pas se faire remplacer par Borloo, qui n’étaient pas dirigés contre celui-ci personnellement mais contre Copé qui aurait trop pris l’ascendant sur un Fillon poussé vers le statut de « sage », juppéisé en quelque sorte, pendant que Copé prenait le contrôle de l’appareil UMP – tous ces efforts, donc, seraient anéantis.

L’importance numérique des parrainages, si elle trop à l’avantage de Copé ou si elle est équivalente mais à haut niveau, peut freiner la dynamique Fillon et rétablir une plus grande égalité dans le regard des médias sur les deux candidats, pour l’instant essentiellement formaté par l’avance quasi-écrasante de Fillon dans les sondages.
Ce sera un élément important de dynamique, de momentum, car ce sera le premier chiffre solide dont nous disposerons, au-delà des sondages. Autant ces derniers sont sûrement trop favorables à Fillon, autant le nombre de parrainages pourrait surévaluer Copé. Mais, quoi qu’il en soit réellement, l’essentiel, ce sera l’effet médiatique produit et il serait pourrait bien qu’alors, les deux protagonistes se retrouvent remis à même hauteur.

– Le(s) débat(s) télévisé(s) sera(ont) évidemment très important(s).
Copé est à l’aise médiatiquement, même si, face à Hollande au printemps 2012, il était apparu trop agressif, tournant à vide et s’agitant tout seul. Reste à savoir si les adhérents de l’UMP recevront sa probable prestation sarkozyenne de manière aussi négative que l’ensemble de la population.
Fillon est a priori moins médiatique mais sa prestation face à Aubry au début de 2012 avait été solide. Il pourrait aussi compenser la pugnacité de Copé, par une intransigeance à l’égard de l’exécutif lui permettant d’apparaître comme « au-dessus » de Copé et, surtout, comme n’affaiblissant pas son propre camp.
Il s’agira en tout cas ici de l’exercice probablement le plus périlleux pour Fillon, malgré une force acqusie au contact de Sarkozy et de ses épreuves personnelles de l’été (accident et décès de sa mère).

– Accessoirement, les difficultés du PS et de l’exécutif peuvent encore s’aggraver et valoriser la pugnacité de Copé. Mais on ne voit quels développements seraient tels qu’ils donneraient un avantage décisif à ce dernier.

A défaut de certitudes, cette campagne a au moins le mérite de compenser le caractère très ennuyeux de la présidentielle américaine, vraiment pas dans un bon crû du point de vue du suspense électoral…😦

14 réflexions sur “Election à la présidence de l’UMP: la dynamique Copé ne parvient pas (encore ?) à s’imposer

  1. Que nous vaut ce changement de « look » du site ?

    En tout cas, pour l’heure et malgré ton éternel défaitisme, Fillon reste très solidement en tête. Mais bon, c’est vrai que deux mois, c’est long…

    • On se lasse vite de l’habillage sur Internet😉
      En fait, je n’avais plus besoin d’afficher les textes sur l’indicateur dès la 1e page, alors j’en ai profité pour changer de look. Et ne pas voir le sous-titre du blog en entier m’énervait…

      Bon, après un été à l’étiage le plus bas depuis novembre 2011, la fréquentation a remonté avec mes quelques articles: nous sommes plutôt au niveau de janvier 2012. Mais il semble que certains de nos anciens fidèles aient pris le large !

      N’hésitez pas à animer les commentaires, chers lecteurs !

      • Moi je suis toujours là, même si je ne commente pas toujours (que pourrais-je ajouter à des articles d’une telle qualité, de toute façon ?).😉

        Quant au titre de ton blog, si tu acceptes un conseil, je pense que tu devrais en adopter un définitif qui ne dépende plus de l’élection : ça ne fait pas très « pro ».😛 Que penses-tu de « Sondages France », ou, mieux encore CinqCentSoixanteDixSept.com ?😀 Je sais, ça sonne moins bien en français.😉

        • Arff… C’est malheureusement prévu: je crains de faire la bêtise de continuer, même si de manière très épisodique, après l’élection à la présidence de l’UMP…
          Encore faudrait-il un peu de feedback:
          tous ceux qui se sont « abonnés » au suivi sont encore là: je prends cela comme un signe positif.
          Mais n’est-ce pas simplement de la négligence ?
          Merci de me dire, pour les « anciens », si vous continuez réellement à me lire ou non.
          Sachant qu’après l’élection UMP, il n’y aura guère que les sondages de popularité à suivre…

          Pour le titre, j’opterai sûrement pour quelque chose comme sondages politiques en France, soit sondages politiques ou sondagespolitiquesfrance (sondages en France existe déjà😛 mais c ke dé gro nuls🙂 )

  2. Il est normal que le nombre de lecteurs ait diminué après la décompression qui a suivi les dernières élections. Il faut reconnaître aussi que vous avez été moins prolixe ces derniers temps.

    Vous en êtes à vous chercher une seconde jeunesse, en particulier pour changer de titre.
    Nous sommes très attachés aux sondages mais j’avoue ma frustation de ne pas pouvoir me fier à des sondages portant sur les sympathisants alors que les adhérents ne seront probablement jamais sollicités.
    Pour ma part, je suis plus sensible à vos analyses politiques qu’à vos analyses sondagières qui, je le redis, ne reflètent pas l’électorat réel. Bien peu de suspense dans ces derniers sondages.

    Pour trouver un titre, je me pose toujours la question suivante :
    Plutôt que chercher des mots exprimant ma pensée , je me mets à la place de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il va trouver et qui googlerait des mots que je n’aurais pas imaginés.
    C’est un travail qui nécessite d’affranchir son esprit de ses propres idées et de raisonner à la place de quelqu’un qui ne nous connaît pas et qui ne sait pas précisément ce qu’il cherche et encore moins ce qu’il va trouver.
    Personnellement, je googlerais sondage mais aussi élection(s). Je ne suis pas sûr que je chercherais le mot « politique ». En tout cas, « élections politiques » est une redondance peu élégante.

    • Intéressant.
      Bon, de toute façon, encore faut-il que je sois sûr de continuer, car je ne veux pas ne pas me baser sur des chiffres… même faux !😉
      Or, en rythme de croisière, à part la popularité de l’exécutif et des personnalités politiques, il y a peu de grain à moudre (pas de sondage législatif quotidien comme au Royaume-Uni, par exemple…).

      Ensuite, l’évolution de l’appellation et du titre doit être un peu murie, c’est vrai.
      Toutes les idées et commentaires sont bienvenues.

      En attendant, un article se profile avec une carte quelque peu intéressante et originale. Et forcément pessimiste pour Fillon !🙂

      • Qu’est-ce qui vous rend si pessimiste pour Fillon :
        A. Copé va forcément remonter ?
        B. Les adhérents sont plus copéistes que la majorité des sympathisants ?
        C. Votre nature pessimiste soigneusement entretenue ?
        D. Fillon président de l’UMP ne signifie pas qu’il gagnera la primaire ?
        E. La réponse E.

        Parce que franchement, on n’a jamais vu un tel plébiscite pour un candidat même si cela se resserera forcément.

        • A. Forcément un peu. Les débats télévisés pourraient niveler les choses. Les médias de gauche, après avoir eux-mêmes fait du Hollande bashing, pourraient se rattraper en soutenant leur « meilleur ennemi », Copé.

          B. Oui. Surtout les militants actifs. Reste à évaluer la proportion de militants actifs (10-15% ?): ce ne sera peut-être pas assez. Surtout, la longue campagne et la médiatisation vont favoriser la participation et donc avantager Fillon. La participation lors de l’élection à la présidence du RPR en 1999 était forte alors même que l’organisation était plus confuse et la médiatisation plutôt moindre. Donc, c’est vrai, Fillon garde des chances…😛

          C. Bien sûr !

          D. Oui ! Si Fillon perd, il ne tentera pas de revenir. S’il gagne, non seulement Copé ne cessera ses harcèlements pendant 4 ans (comme peut-être une Aubry pas satisfaite d’un Désir ou de la place faite à ses fidèles), mais Sarkozy sera encore plus tenté de revenir.

          E. Fillon peut toujours faire des gaffes, dire des bêtises, se prendre les pieds dans le tapis parisien. Certes, ses béquilles semblent plutôt l’avantager que le desservir actuellement, mais bon, on entre dans le vif du sujet seulement fin septembre (entre le délai limite de dépôt des parrainages, le 18 septembre, et le début officiel de la campagne après annonce des candidatures valides, le 5 octobre).

  3. Toujours present egalement mais pas assez dans les commentaires, va falloir faire un effort!
    Je plussoie l’influence googlesque dans le choix du nom du blog; afin d’augmenter votre base de lecteurs et pour que vous puissiez creer votre Newspapper dans quelques annees !

    Egalement, ce serait mieux d’avoir un titre general qui resume globalement vos analyses. Je me lance!

    « Decryptages & analyses de la politique francaise »
    « Le cafe de la politique: analyses d’opinion & perspectives electorales »
    « Blogolitique: reflexions & analyse de la politique francaise »

    Je trouverais interessant de rajouter dans le titre ce que vous faites reellement a savoir decortiquer, analyser, reflechir, debattre histoire de mettre en avant votre reelle valeur ajoutee par rapport a tous ces torchons tellement orientes que nous avons l’habitude de lire dans la presse politique…

    Pour la suite, au dela des sondages et elections prochaines en France, je pense qu’il y a toujours beaucoup d’interets et de reflexion possible sur l’actualite politique en France. Avec une ouverture possible sur la politique europeenne, et donc des autres etats importants en Europe, il ya de quoi faire en terme de reflexion, analyses etc… D’ailleurs on remarque bien que notre politique interieure/eco/etrangere est de plus en plus liee a l’Europe/Euro et ce serait interessant d’y consacrer quelques articles…

    Question du jour: sur quel kopek misez-vous?
    – Parmi la dizaine de « quadras » de l’UMP, qui semble bien parti pour etre le 4eme homme de la primaire 2016? (en admettant que Fillon, Cope et Sarko postulent)
    – Et surtout lequel d’entre eux aurait ses chances pour 2022?

    • Merci pour les suggestions.

      Pour 2022 (ou pour 2017 par défaut), je ferai effectivement un petit article de spéculation, tant pour la droite que pour la gauche😉
      Pas tout de suite, car il faut garder quelques munitions pour les semaines un peu molles !

    • Tout cela n’est pas faux. Narcissisme, petit plaisir personnel, sensation d’influence voire de pouvoir, conversations de bistrot, défouloir,…

      Que dirais-je dans mon cas personnel ?
      Eh bien, c’est plutôt une petite bouteille à la mer: « M’sieur, si tu pouvais me fabriquer un site vraiment digne de Nate Silver… si tu pouvais vraiment m’assurer que tu publierais TOUS les vrais sondages sur les élections… si tu pouvais faire d’aussi belles cartes que celles que l’on trouve chez Gael L’Hermine ou quelques autres amis d’outre-Atlantique… si tu pouvais réaliser ces carts de manière exhaustive, pour tous les candidats et toutes les tendances politiques à chaque élection… alors je serais heureux et mon petit blog aurait contribué à quelque chose… »

      Je n’ai créé ce modeste blog que par défaut: on aurait l’équivalent de FiveThirtyEight en France, je serais resté confortablement assis dans ma chaise à surfer…
      Je ne pense donc pas tomber dans l’accusation de narcissisme… En tous les cas, ma flemme est plus importante que mon narcissisme (il y en a forcément un peu, comme le prouve la longueur de la présente réponse…). Franchement, quand Gael L’Hermine nous fait une super analyse sur le référendum de 2005 ou réalise des cartes sur les résultats de Jean Royer en 1974 ou d’Huguette Bouchardeau en 1981, cela me suffit amplement: pas besoin de ramener ma fraise pour faire moins bien !

      En revanche, il y a bien sûr chez moi aussi la prétention de dire quelque chose qui apporte une plus-value par rapport à l’existant: ma foi, je crois que c’était vrai pour l’indicateur et pour les quelques courbes sur la primaire du PS (à l’époque presque personne ne lisait) et c’est vrai aussi pour la courbe actualisée sur Fillon-Copé et pour les quelques récentes cartes publiées.
      Pour ce qui est de mes propres écrits, on peut être beaucoup plus sceptique sur leur intérêt réel et sur leur valeur ajoutée. C’est pourquoi je suis très réticent à élargir ce blog s’il n’y a pas une base -même limitée et épisodique- sondagière, cartographique, numérique.
      Là où votre article voit juste, c’est que le fait de mettre par écrit (en organisant un minimum le propos) oblige à soi-même réfléchir aux différentes facettes d’une situation.

      Le plaisir personnel existe bien; il est davantage, en ce qui me concerne, dans la spéculation pure, la composition d’un gouvernement étant, de ce point de vue, un « must ». Mon enfance et mon adolescence baignées de kremlinologie y sont pour quelque chose…
      Le plaisir est aussi dans les réflexions et commentaires qui viennent remettre en cause ses propres analyses. Autant les commentaires de rejet en bloc des sondages ne m’ont jamais intéressé, autant nombre des commentaires venant « tester » des hypothèses, des spéculations et des analyses m’intéressent au plus haut point, afin de raffiner les choses et de progresser.
      Là encore, c’est peut-être prétentieux, mais je pense que ce blog, très loin d’être parfait (comme c’est agaçant, d’ailleurs😉 ), constitue au moins une bonne base de départ et de discussions.

      Et puis, si je peux aussi contribuer à populariser les bons sites et blogs, ceux de Gael L’Hermine en particulier (voir le blogroll en partie gauche de l’écran), tant mieux.
      L’un de nous, zanas, est devenu un fan de l’Atlas Forum de Dave Leip: tant mieux !

      Bref, je suis encore hésitant à faire la soudure de 2012 vers 2016 (oui, de toute façon, on remettra ça avant la primaire de l’UMP: un an avant l’élection présidentielle, c’est un bon délai). Nous verrons. En attendant, il reste quand même encore 2 mois avant l’écrasement du meilleur candidat, Fillon ;D

      • Je ne m’attendais pas a tel decryptage!
        Et les municipales de 2014? Ca pourrait etre interessant, sans faire de simulations pour toutes les villes, de prendre le top 10 ou top 20 des villes les plus influentes pour voir un peu comment s’en sortent les differents partis…

        Et les elections europeennes de Juin 2014? Qui seront les 72 deputes francais?

        Rappel:
        – les deputes francais en 2009 (33 DROITE / 6 CENTRE / 32 GAUCHE):
        29 UMP-NC (17 en 2004)
        14 PS (31 en 2004)
        14 Verts (6 en 2004)
        6 Modem (11 UDF en 2004)
        4 Front de Gauche (3 en 2004)
        3 FN (7 en 2004)
        1 Souverainistes (2 en 2004)

        – En 2009, les conservateurs du Parti populaire européen ont remporté très largement les élections européennes devant les socialistes et restent la principale force politique du Parlement. Voici les répartitions des sièges par groupe politique au Parlement, étant entendu que le nombre total de sièges a été réduit par rapport à ce qu’il était dans le Parlement sortant:
        2009 / Sortant
        Parti populaire européen (conservateurs) 267 sièges / 288
        Parti socialiste européen 159 / 215
        Alliance des démocrates et libéraux 81 / 100
        Verts 51 / 43
        Union pour l’Europe des Nations (eurosceptiques) 35 / 44
        Gauche unitaire européenne (communistes) 33 / 41
        Indépendance et Démocratie (souverainistes) 20 / 22
        Autres (non inscrits et non classés, dont les conservateurs britanniques et tchèques qui ont annoncé leur scission du PPE): 90 / 30
        Total 736 / 785

        – En 2014 le Parlement Européen totalisera 736 sièges qui seront répartis de la façon suivante: Allemagne 99, France 72, Italie 72, Royaume-Uni 72, Espagne 50, Pologne 50, Roumanie 33, Pays-Bas 25, Belgique 22, République tchèque 22, Grèce 22, Hongrie 22, Portugal 22, Suède 18, Autriche 17, Bulgarie 17, Danemark 13, Finlande 13, Slovaquie 13, Irlande 12, Lituanie 12, Lettonie 8, Slovénie 7, Chypre 6, Estonie 6, Luxembourg 6, Malte 5.

        • Pour les municipales, nous n’aurons que quelques sondages épars, pas de quoi suivre quelque chose de consistant. Votre idée de se limiter à un top 10 ou 20 est bonne, mais les médias et les sondeurs ne suivront pas…

          Quant aux européennes, c’est déjà un peu plus envisageable de faire des simulations à partir des sondages nationaux. Les élections se font par très grandes circonscriptions géographiques et les sondages ne sont pas toujours sur une base géographique « adaptée », mais cela peut se corriger.

          Mais, après tout, si des lecteurs restent fidèles et sont prêts à revenir sur le blog après des silences de 2 ou 3 mois, pourquoi pas ?😉
          Nous verrons après le 18 novembre: d’ici là, UMP, UMP et encore UMP.

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