Election à la présidence de l’UMP: stabilisation générale

1. La bataille des parrainages se termine sur l’échec de Copé à reprendre l’avantage. Certes, il semble avoir refait son retard, avec un rapport de 46 000 contre 47 000. Mais, autant le chiffre de Fillon ne sera jamais connu précisément, autant le chiffre précis de Copé ne l’est que formellement:
– l’huissier est-il déjà intervenu avant le dépôt d’une partie des parrainages à l’UMP ?
– l’huissier n’était pas en mesure de certifier la validité des parrainages, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les manipulations,
– le camp Copé a retenu des parrainages jusqu’au samedi suivant le mardi jour de dépôt: à ce compte-là, combien de parrainages étaient-ils valables et pourquoi ne pas accepter les candidatures de Le Maire et NKM qui, mardi, étaient finalement assez proches du but ?

L’essentiel est en fait que Fillon a réussi à passer sans dommages à travers cette épreuve des parrainages, qui aurait pu remettre les deux camps sur un pied d’égalité.

2. Il peut donc aborder la phase suivante plus sereinement, d’autant que les sondages sont stables.

La dernière livraison nous vient d’Harris Interactive, qui n’avait pas encore sondé sur la présidence de l’UMP et qui l’a fait, du 20 au 22 septembre 2012, auprès d’un échantillon total de 1484 personnes, pour le compte de 20 Minutes.

A la question de la personnalité que l’on souhaite voir élue, il a été répondu, respectivement par l’ensemble de l’échantillon, les sympathisants de droite et ceux de l’UMP:
Fillon 45 / 71 / 71
Copé 13 / 21 / 23
aucun 41 / 8 / 6
ne se prononce pas 1 / 0 / 0

et auprès des sympathisants MoDem, ARES (disons UDI désormais !) et FN:
Fillon 49 / 75 / 44
Copé 9 / 12 / 19
aucun 36 / 12 / 37
ne se prononce pas 7 / 0 / 0

et parmi les électeurs de Sarkozy, Bayrou et Le Pen:
Fillon 69 / 64 / 43
Copé 22 / 6 / 19
aucun 9 / 27 / 38
ne se prononce pas 3 / 0 / 0

Ainsi, est de nouveau confirmé le positionnement plus modéré de Fillon, mais aussi sa très bonne tenue au fur et à mesure que l’on se rapproche du coeur de l’UMP. A l’inverse, Copé ne parvient pas vraiment à être plus performant à l’extrême-droite ou chez les électeurs de Sarkozy. Le côté technocratique et arrogant de Copé peut ici clairement le desservir, voire un aspect « bling-bling » ou quelques relents antisémites.

La plus-value électorale de Copé est donc faible, alors que Fillon est en mesure de mordre largement au centre-droit et au centre, sans perdre trop à droite ou même à l’extrême-droite. Cet argument de l’attrape-tout peut encourager les adhérents à privilégier l’efficacité électorale (au moins supposée).

D’ailleurs, à la question de savoir si l’élection de Fillon serait une « bonne chose », les sympathisants UMP répondent positivement à 69% contre 3% (28% ni bonne ni mauvaise). Pour l’élection de Copé, les chiffres ne sont que de 31% contre 14% (et 54%). Cela confirme peut-être l’intégration de ce critère d’efficacité électorale potentielle dans une présidentielle.

Plus précisément, à la question de savoir si une élection à la présidence de l’UMP constituerait un premier pas vers la candidature en 2017, les sympathisants UMP répondent selon un éventail 31/55/13/1 pour Fillon et 21/50/24/5 pour Copé (certainement, probablement, probablement pas, certainement pas). Cette question est certes ambiguë: certains peuvent la comprendre de manière « distante » et analytique, en projetant ce que l’élu lui-même ferait de sa victoire; d’autres peuvent simplement juger, à titre personnel, que cela donnerait une légitimité telle que la candidature de 2017 en découlerait logiquement. Toutefois, cela montre une plus forte légitimité, réelle ou projetée, accordée alors à Fillon.

De manière désormais classique, le soutien à Fillon progresse avec l’âge, le diplôme et la CSP. Copé n’a pas vraiment de points forts, même s’il enregistre quelques points supplémentaires chez les jeunes, les artisans-commerçants voire, de manière surprenante, les ouvriers.

La mobilisation potentielle pour Fillon est donc bonne, puisque les électeurs âgés sont normalement les plus susceptibles de voter. En outre, en fonction de l’intérêt porté à la compétition (« beaucoup », « assez », « pas vraiment », « pas du tout », respectivement), le soutien pour Fillon reste fort:
Fillon 72 / 70 / 53 / 22
Copé 27 / 17 / 15 / 5
Même si Copé est plus fort chez ceux qui s’y intéressent beaucoup, Fillon reste très haut.

En sens inverse, parmi les électeurs de Fillon, 10% s’intéressent beaucoup et 31% assez, tandis que chez Copé, les chiffres sont de 13% et 28%: des totaux équivalents, avec un léger avantage à Copé. Rien d’aussi massif de ce que veulent faire accroire les copéistes, donc.

Au final, ainsi que le montre notre graphique, la prédominance de Fillon se stabilise et n’a pas été affectée par l’épisode des parrainages, les seules incursions en dessous d’un rapport de forces 70-30 étant dues à la présence d’un tiers important (Juppé ou Sarkozy) ou au fait que c’était la préférence pour la présidentielle de 2017 qui était sondée:

3. La prochaine étape importante sera celle des débats télévisés. Plus acculé, Copé risque d’être plus violent et agressif (ses proches disent qu’il a été naïf sur les parrainages… ils vont le faire passer pour gentil, bientôt ! Cela promet des coups bas et durs pour la suite…). Ainsi, l’avantage de Fillon pourrait bien perdurer, surtout qu’il lui suffit, à lui, de taper sur l’ambulance hollando-écolo-socialiste pour ne pas paraître trop « mou ».

Les débats seront d’autant plus importants que la campagne de terrain a tellement accéléré, même de la part de l’estropié Fillon, que, avant le 18 novembre, tous les adhérents auront potentiellement pu approcher les deux hommes.

D’autant plus également que les ralliements se tarissent. Certes, Fillon est soutenu par Balladur, mais je doute de l’impact majeur de ce ralliement… sauf peut-être sur les plus de 65 ans en Ile-de-France et dans les Savoies…

J’en profite pour actualiser ma carte de pronostics « à l’instinct » (qu’Eric Dupin, sur Slate, a citée à ma grande surprise, me faisant grand honneur, même si d’aucuns apparatchiki de l’UMP auraient probablement plus de vista que moi… mais, que voulez-vous, ils n’en font pas, eux, de jolies cartes en couleur !😉 ou seulement dans le secret des QG de campagne):

Sinon, Juppé semble vouloir se réfugier dans le non-alignement, ce qui entraînerait peut-être Baroin (surtout, ne pas insulter l’avenir…), Apparu, Accoyer, MAM (malgré son compagnon Ollier), voire NKM à faire de même et à ne pas se prononcer et confirmerait Le Maire dans son refus affiché de ne pas se prononcer. Ne resterait plus alors que Bertrand, que l’on voit mal tomber ailleurs que chez Fillon et qui, de toute façon, n’aurait pas un effet décisif, même si un ralliement à Copé redonnerait sûrement de la dynamique à ce dernier.

Toutefois, le monde journalistique semble apprécier l’humour actuel et la sérénité de Fillon, tandis que Copé, trop sarkozyste et pas assez sarkozyen (trop droitiste, sans avoir le « charme » qui a pu opérer en 2007 sur l’aréopage des journaleux qui le suivaient, même de gauche), ne passe décidément pas très bien dans la presse. Certes, Le Figaro, derrière les Dassault, pourrait favoriser Copé in fine, mais ce n’est pas encore flagrant. Mais, globalement, il semble de plus en plus difficile pour Copé de regagner de la dynamique, tant les journalistes-commentateurs-experts (ceux des services politiques qui se font aussi éditorialistes ou commentateurs de talk-shows) insistent sur « la machine Copé qui n’accroche pas ».

4. J’en reste là pour aujourd’hui et je prends le risque de promettre quelques supputations prochaines sur:
– les différentes hypothèses de victoire à latête de l’UMP et pour les 4 ans qui vont suivre, jusqu’aux primaires,
– les espoirs de la droite pour 2017 et surtout 2022,
– les espoirs de la gauche pour 2017 et surtout 2022,
le tout à l’aune d’un système américanisé, avec la nécessité d’intégrer les élections intermédiaires mais aussi un facteur bien français: le parasite FN.

13 réflexions sur “Election à la présidence de l’UMP: stabilisation générale

  1. J’ai failli commettre un « game changer » ce soir car j’ai failli écraser Copé en voiture sur le dépose-minute de la gare de Metz !😀 Autant dire que je n’avais pas vu qui c’était avant de freiner… Il devait venir faire le tour des fédérations j’imagine. D’ailleurs peux-tu me donner quelques indications sur la composition de la fédé de Moselle et son résultat prévisible ?

    Par ailleurs, ne penses-tu pas qu’on pourrait lancer un sujet sur ces primaires sur l’Atlas Forum ? Après tout il y en a un sur la primaire libérale fédérale canadienne depuis déjà un moment, ça n’est pas moins important… Je te laisserai néanmoins le soin de le lancer si tu le souhaites, c’est « ton bébé » après tout…

    • A cause des Verts, des socialistes, de la gauche « sympa », on a tendance à rouler trop lentement de nos jours et voilà ce qui arrive… Quand je disais que la ghauche était la meilleure alliée de Copé😀

      En Moselle, Grommerch soutient Fillon (bof, pas une poids lourd), Zimmermann Copé (est-elle si influente ?), Grosdidier est « out », Jacquat attend encore et Marty, je ne sais pas (a priori, il restera neutre, formellement). Je penche globalement pour une victoire possible de Copé ici, avec un électorat boutiquier et « dur », mais aussi une influence des voisines Morano et Rosso-Debord.

      Sur l’Atlas Forum, au contraire, vas-y si tu veux. A vrai dire, les seuls qui peuvent animer l’affaire sont Antonio et Hashemite, même si certains Européens comme Al, Lewis ou Kalwejt seront sûrement intéressés. Or, Antonio est moins actif et loin de France en ce moment, et Hashemite doit être occupé à autre chose.
      Je doute moi-même d’avoir le temps et le courage d’animer cela, en anglais qui plus est… Déjà, si j’arrive à tenir mes promesses ici, ce sera bien😉
      Mais si tu crées un thread, j’y participerai volontiers.

      • Pour ma part, c’est vrai que j’ai moins de temps disponible et surtout beaucoup moins de sources d’information sur l’actualité française qu’avant (même si je fais de mon mieux pour écouter les « 13h » de France Inter aussi souvent que possible). Je participerais donc avec plaisir à ce thread, mais je crains que mes commentaires ne soient pas d’un grand intérêt (mais après tout, l’ont-ils jamais été ? :P).

  2. J’ai grand hate de voir tes supputations pour 2017 et 2022.

    Une question me preocuppe: peux-t-on imaginer qu’un Sarkozy, Fillon ou Cope puisse etre toujours present et peser pour 2022?
    S’il semble evident que ces 3 la devraient se disputer la candidature pour 2017 et que l’on voit mal un 4eme challenger reussir a s’imposer, je me demande si un Cope battu a la primaire de 2016 et assez jeune finalement ne pourrait pas s’accrocher et viser 2022?

    Depuis 1974 et l’election de VGE a 48 ans, on a en moyenne un president age de 61 ans:
    (Hollande elu a 58 ans, Sarkozy a 52 ans, Chirac a 63 ans et 70 ans, Mitterand: 65 ans et 72 ans, VGE a 48 ans)

    J’ai regroupe ci-dessous les 15 tetes d’affiche qui semblent avoir un poids certain dans le parti en 2012 (ca changera dans les 20 prochaines annees):

    Par age:
    Francois Fillon: 58 ans (68 en 2022)
    Nicolas Sarkozy: 57 ans (67 en 2022)
    Thierry Mariani: 54 ans (64 en 2022)
    Christian Jacob: 53 ans (63 en 2022)
    Nadine Morano: 49 ans (59 en 2022)
    Jean Francois Cope: 48 ans (58 en 2022)
    Luc Chatel: 48 ans (58 en 2022)
    Xavier Bertrand: 47 ans (57 en 2022)
    Francois Baroin: 47 ans (57 en 2022)
    Rachida Dati: 47 ans (57 en 2022)
    Eric Ciotti: 46 ans (56 en 2022)
    Valerie Pecresse: 45 ans (55 en 2022)
    Bruno Lemaire: 43 ans (53 en 2022)
    Nathalie Kosciusko-Morizet 39 ans (49 en 2022)
    Laurent Wauquiez 37 ans (47 en 2022)

    Par poste/fonction actuelle et passee et « niveau d’influence » en 2012:
    Nicolas Sarkozy: Ancien President de la Republique (2007-2012)
    Francois Fillon: President de l’UMP (depuis 2012), ancien Premier Ministre (2007-2012)
    Jean-Francois Cope: Ancien Secretaire General de l’UMP (2010-2012)
    Xavier Bertrand: Ancien Secretaire General de l’UMP (2008-2010), Ancien ministre (2005-2012)
    Bruno Le Maire: Candidat a la presidence de l’UMP en 2012, Ancien ministre (2009-2012)
    Nathalie Kosciusko-Morizet: Candidat a la presidence de l’UMP en 2012, Ancien ministre (2010-2012), Ancien Porte-Parole de campagne presidentielle (2012)
    Laurent Wauquiez: Vice-President de l’UMP (depuis 2012), Ancien ministre (2010-2012)
    Valerie Pecresse: Secretaire General de l’UMP (depuis 2012), Ancien ministre (2007-2012)
    Christian Jacob: President du groupe UMP a l’AN, Ancien ministre (2004-2007)
    Francois Baroin: Ancien ministre (2005-2007, 2010-2102)
    Luc Chatel: Ancien ministre (2010-2012)
    Eric Ciotti: Secretaire General adjoint de l’UMP (depuis 2012)
    Rachida Dati: Ancien ministre (2007-2009)
    Thierry Mariani: Ancien ministre (2011-2012)
    Nadine Morano: Ancien ministre delegue (2010-2012)

    S’il fallait se risquer a un pronostic pour 2017 et 2022, a l’heure de 2012 (seulement), je proposerais:

    Pour 2017:
    – Fillon gagnant la primaire devant:
    – Sarkozy (dans le role du revenant)
    – Cope (dans le role du challenger)
    – Bertrand (dans le role de l’outsider)

    Pour 2022, cela devrait se jouer entre 4 a 7 personnes parmi:
    – Le Maire, NKM, Baroin, Pecresse en « favoris »
    – Cope & Bertrand en « revenants » et Wauquiez en « outsider »
    Celui qui reussira a prendre le poste de Premier Ministre en 2017 en cas de victoire de la droite devrait prendre une belle longueur d’avance sur les autres… Il y aura une derniere possibilite en cas de changement de PM en 2020 mais ca risque de faire court…

    • Pour 2022, je ne vois que Copé. Mais je suis mauvais pronostiqueur car il y a quelques mois, je ne voyais que Copé en 2017.
      Décidément, je ne vois aucunement un retour de Sarkozy et je l’imagine encore moins terminer derrière Fillon aux primaires.
      Je suis peut-être trop classique et donc pas assez ouvert aux jeunes pousses, mais je ne peux pas imaginer NKM, Baroin, Pécresse ou Wauquiez crédibles.

  3. Parmi les sympathisants FN, 44% pour Fillon et 19% pour Copé !
    Est-ce la volonté de ramollir l’UMP pour mieux la combattre et la phagocyter ? Je comprends ce choix de la part des dirigeants FN mais si c’est le cas, cet état d’esprit s’est propagé aux militants FN.
    Parallèlement, savez-vous si avant la primaire PS, les militants de la gauche dure préféraient Hollande à Aubry ou Mélenchon ?

    • Dans ma dernière phrase, une erreur de copier-coller; il faut comprendre :
      Les militants de la gauche dure ou de Mélenchon préféraient-ils Hollande à Aubry ?

      • Pour ce que je peux t’en dire niveau Front de gauche, quasi aucun ne préférait Hollande à Aubry. La politique du pire a été largement abandonnée dans la gauche radicale à part par les plus idiots, ceux qui se situent du mauvais côté du discours des deux méthodes.

        J’en connais même un certain nombre qui ont voté Montebourg au premier tour de la primaire (c’est mon cas) pour infléchir le PS sur sa gauche (et ce en étant conscient que Montebourg n’était que dans la posture, mais l’important était le message), et beaucoup aussi qui sont allés jusqu’à voter Aubry au deuxième tour, c’est dire. Là je n’ai pas suivi, car franchement dire d’Aubry ou Hollande celui qui est le plus à gauche (ou le moins à droite, c’est selon), c’est la quadrature du cercle.

        Cela étant dit, il est bien possible que la politique du pire, ou le « vote révolutionnaire » selon l’expression consacrée, soit encore plus pratiquée à droite.

        • La politique du pire est évidemment pratiquée par les dirigeants FN mais si cette stratégie avait été choisie par les militants FN, ils auraient voté Hollande plutôt que Sarkozy. On en était très loin.

          Je ne comprends pas le vote d’adhésion à Fillon même si Horos y voit un côté affectif.
          On verra si les récentes buissonades de Copé toucheront les sympathisants FN autant que lors de l’élection présidentielle mais sans trop y croire.

          • Attention, affectif par défaut: c’est surtout la détestation du personnage Copé (par antisémistime, anti-énarchisme, anti-élitisme, anti-parisianisme, ou tout à la fois) qui explique une certaine valorisation de Fillon.
            Peut-être aussi, ponctuellement, le discours chruchillien de ce dernier, surtout chez les plus âgés.

            • A part l’antisémitisme, on peut appliquer les attributs que vous citez aux 2 candidats.
              Ce sont deux technocrates élitistes et parisianistes.
              Question : le fait d’être juif est-il encore un handicap en politique ?

              Quant au discours churchillien, il est utilisé par tous à présent, même à gauche.
              A mon sens, Fillon a été le moins churchillien du lot car, en se déclarant en 2007 à la tête d’un état en faillite, il n’a rien fait pour le redresser et a accru la dette de 670 milliards. On objectera que le responsable est NS, qui lui, avait déclaré en mai 2007 à Bruxelles (et donc avant la crise) , qu’il ne respecterait pas les critères de convergence de Maastricht.

              Je ne crois pas faire preuve d’élitisme en pensant que l’immense majorité des électeurs n’ont pas les connaissances politiques des membres de ce blog, et ce probablement parce qu’ils ne s’y intéressent pas autant que nous.
              Sur quels critères votent-ils donc ?
              Dans le cas du FN, je serais tenté de penser que le critère principal est le nationalisme. Si c’est le cas, je ne comprends toujours pas les 44 à 19 pour Fillon. (Ce qui prouve ma compréhension limitée de la chose politique).

              Ceci dit, je viens de voir les chiffres de Bayrou/MoDem
              auprès des sympathisants MoDem :
              Fillon 49
              Copé 9
              soit un rapport de 1 à 5,5
              et parmi les électeurs de Bayrou :
              Fillon 64
              Copé 6
              soit un rapport de 1 à 11, qui fait le double du chiffre précédent.

              Même s’il y avait peu de ces électeurs dans l’échantillon sondé, Bayrou et le MoDem sont tellement liés que le résultat m’interpelle.

    • Les militants de la gauche dure ont toujours préféré Aubry à Hollande et, pendant un temps (les quelques semaines où il a pu presque faire croire qu’il était ouvrier chez Citroën), Montebourg.

      Pour les « sympathisants » FN, attention au fait qu’ils se sont « banalisés ». En fait, ils sont traversés par les mêmes réflexes: a priori, Fillon est plus sympa que Copé, quelle que soit l’orientation politique et c’est ce qui compte ici.
      En plus, il y a le côté à la fois technocratique (que n’avait pas Sarkozy) et le côté bling-bling (qu’avait Sarkozy) qui font que Copé est encore moins crédible que Sarkozy, malgré son positionnement politique désormais identique.

  4. Ah oui il est bien arrogant ce Copé, une personnalité peu sympathique qui a contribué à rejeter l’ancienne majorité. Ce type nous a déjà plantés et il voudrait reprendre du pouvoir, si c’était le cas, il serait vite désavoué, son mépris, ses certitudes, sa personnalité toute entière finit par donner la nausée à beaucoup de personne ! Il ne savait rien de la dette et des dépenses abusives de l’Etat ? Ils nous prend pour des imbéciles, c’est un manipulateur assez pervers. Je doute qu’il réussisse un jour à moins que ce soit pour lui le seul moyen d’apprendre à devenir humble… et honnête…

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