Election à la présidence de l’UMP: « consolidation » de Fillon dans les derniers sondages avant le débat

Consolidation… mais comme le CAC40: bref, peut-être un effritement potentiel…

1. La campagne pour la présidence de l’UMP connaît une plus faible médiatisation, car largement centrée sur les déplacements en banlieue et en province que chaque candidat multiplie, l’équipe Copé se targuant toujours d’un très bon accueil, tandis que la communication sur les chiffres laisse apparaître, comme pour les parrainages, une situation équilibrée. Tout cela est invérifiable et il est évident que la « motivation » d’un côté (le chef dynamique et bonapartiste) peut contrebalancer en apparence la « raison » de l’autre (l’homme d’Etat attrape-tout et déjà orienté vers l’échéance de 2017).

Le fait que cette campagne est longue, très longue, n’aide pas au renouvellement des débats, si tant est qu’il y ait débat. Les idées ne sont pas fondamentalement éloignées et les différences tiennent davantage aux personnalités et aux tactiques. Fillon va son chemin, martelant son stump speech, plus présidentiel que partisan, au risque d’endormir ses auditeurs; Copé surfe « à la Sarkozy », en tentant de créer l’événement, même artificiellement et avec finalement assez peu de succès.

Les ralliements se tarissent et ne changent pas la donne. Fillon peut se targuer de Guéant et Marleix et Copé de Hortefeux et Guaino, ce qui équilibre quelque peu la référence sarkozyste (Hortefeux est certes plus important, mais son ralliement est du bout des lèvres et « personnel » plus que politique, c’est-à-dire qu’Hortefeux lui-même en a fait un non-événement) et donne un avantage à Fillon dans la Cantal et confirme celui de Copé dans le Puy-de-Dôme. On pourrait même avancer que le ralliement de Guaino et le soutien extérieur de Villepin sont plutôt des désavantages pour Copé…😛 (après tout, Guaino veut simplement se venger de la trahison du séguinisme et de l’opposition de Pécresse à son parachutage dans les Yvelines… quant à Villepin, l’ennemi numéro 1 du sarkozysme, il n’est plus tellement en odeur de sainteté à l’UMP…) Mais le soutien de Tiberi et le départ de Jouanno, censée être filloniste, ne sonnent pas extraordinairement non plus côté Fillon…😉

Bref, tant que Bertrand ne dit rien et si Juppé ne bouge effectivement pas (comme d’ailleurs MAM, NKM et Le Maire), l’épisode « ralliements » semble refermé.

Avec le soutien de Gorges (maire de Chartres) à Copé et celui de Grouard (maire d’Orléans) à Fillon, voici l’état des forces actualisé, avec mon outil exclusif de mesure des soutiens potentiels des deux candidats, le fameux « doigt mouillé »:

2. Les données sondagières sont elles aussi malheureusement éparses, tant les médias semblent vouloir faire des économies en ne faisant plus sonder une course qu’ils semblent estimer gagnée d’avance ou en se réservant pour l’après-débat.

Fillon peut trouver des motifs de satisfaction dans le sondage IFOP pour Paris-Match, réalisé les 11 et 12 octobre auprès de 1006 personnes et interrogeant sur la personnalité préférée.
Entre Sarkozy et Fillon, respectivement auprès de l’ensemble des Français, des sympathisants de l’UMP, du FN, de l’UDI, du MoDem et des sans parti:
Sarkozy 34 / 54 / 47 / 11 / 22 / 34
Fillon 62 / 46 / 48 / 89 / 76 / 53
aucun 4 / 0 / 5 / 0 / 2 / 13,
chez les électeurs 2012 de Sarkozy, Le Pen et Bayrou:
Sarkozy 59 / 46 / 24
Fillon 41 / 49 / 73
aucun 0 / 5 / 3

Certes, Sarkozy bat encore Fillon à l’UMP, mais ce dernier est loin d’être ridicule, alors même que nous sommes en pleine période vintage de Sarko-nostalgie.
En outre, Fillon apparaît comme plus fort comme candidat présidentiel potentiel, en faisant jeu égal avec Sarkozy au sein des sympathisants FN (ce n’est plus une surprise que cette force relative à l’extrême-droite) et en l’écrasant au centre et au centre-droit. Même pour les sans-partis, pourtant plus attirés par la « bougeotte », le populisme ou l' »exotisme » politique (qu’il s’agisse de Cheminade, Bayrou, Villepin, Royal, Hulot ou Sarkozy), Fillon se révèle être le nouveau candidat potentiellement « attrape-tout« , en tous les cas sur l’aile droite de l’éventail politique.

Entre Sarkozy et Copé, il n’y a en revanche pas vraiment de comparaison possible (ensemble, UMP, FN, UDI, MoDem, sans parti):
Sarkozy 63 / 85 / 66 / 72 / 58 / 67
Copé 27 / 15 / 30 / 19 / 37 / 17
aucun 10 / 0 / 4 / 6 / 5 / 16
(et électeurs 2012 de Sarkozy, Le Pen, Bayrou)
Sarkozy 90 / 68 / 58
Copé 10 / 28 / 38
aucun 0 / 4 / 4

Evidemment, selon le vieux principe de la préférence de l’original à la copie, Copé est battu par Sarkozy dans la plupart des compartiments et surtout à l’UMP, pourtant censée être la force de ce Copé. Certes, il résiste au FN, probablement en raison du sentiment de trahison chez certains électeurs FN après le quinquennat Sarkozy et les promesses non tenues de 2007; certes, au sein du MoDem, Copé n’est pas totalement dominé (contrairement à l’UDI): mais c’est alors davantage celui qui n’est pas Sarkozy qui semble soutenu…

Il n’est pas question de tirer de ce sondage un rapport de forces de 3 à 1 en faveur de Fillon, mais bien de souligner deux profondes traces que laissera cette élection à la présidence de l’UMP:
Copé a perdu son statut de chef du parti: il n’est pas, apparemment, le préféré des sympathisants de l’UMP et il n’a pas bénéficié autant que prévu de son statut d’homme « déjà dans la place »; c’est une vraie réussite de la campagne Fillon, qui n’était pas acquise d’avance;
Fillon a installé, semble-t-il durablement, un statut de présidentiable et de candidat naturel de la droite à la présidentielle, sauf en cas de retour de Sarkozy; une hiérarchie a toutefois été installée dans l’opinion entre Copé et Fillon à l’avantage de ce dernier; Copé y a lui-même contribué en se rabaissant, probablement à l’excès, au rôle de supplétif, de subsidiaire, de Sarkozy.

Bien entendu, il faut rester prudent, car la capacité de nuisance de Sarkozy, ainsi que précédemment exposé, est entière. Et la victoire de Fillon n’est pas assurée, encore moins, sa victoire franche et massive, seule à même de lui assurer la tranquillité jusqu’en 2017.

Le sondage Harris Interactive pour LCP, réalisé du 10 au 15 octobre auprès de 1803 personnes, maintient Fillon à un niveau élevé. A la question de la personnalité souhaitée pour diriger l’UMP, les deux candidats obtiennent les résultats suivants parmi l’ensemble de l’échantillon, les sympathisants UMP, FN, UDI, MoDem et les sans parti respectivement:
Fillon 45 / 67 / 37 / 75 / 57 / 35
Copé 11 / 22 / 12 / 9 / 8 / 8
aucun 43 / 11 / 49 / 17 / 34 / 55
ne se prononce pas 1 / 0 / 1 / 0 / 0 / 2
et, comme d’habitude, le soutien à Fillon croît avec l’âge, le diplôme et la CSP.

Parmi les électeurs 2012 de Sarkozy, Le Pen et Bayrou, les rapports de force sont similaires:
Fillon 62 / 41 / 57
Copé 23 / 13 / 7
aucun 15 / 46 / 36
ne se prononce pas 0 / 1 / 0
avec, de nouveau, cette déception copéiste au FN et cette bonne résistance de Fillon des deux côtés de l’UMP. Quel que soit le souhait d’alliance avec le FN, Fillon devance ainsi Copé dans les mêmes proportions: le différentiel entre eux est bien une question de positionnement personnel, pas de tactique électorale, ni forcément de grands « principes ».
(Notons au passage, sur le souhait d’alliance, qu’il augmente avec l’âge et diminue avec le diplôme et la CSP; il est à 10% « systématiquement », 51% « au cas par cas » et à 39% « jamais » chez les sympathisants UMP et à 11/26/61 chez les Français, les sympathisants FN étant les seuls à la souhaiter majoritairement dans tous les cas)

En termes d’image, Fillon devance Copé dans quasiment tous les compartiments. Voici les rapports de force dans l’ensemble des Français et chez les seuls sympathisants UMP:
– « incarne les valeurs de la droite »: 71/56 et 88/78
– « ferait un bon président de l’UMP »: 59/33 et 80/60

– « a de bonnes idées pour la France »: 52/36 et 91/72
– « peut réformer dans le bon sens »: 48/31 et 86/67
– « ferait un bon Président de la République »: 44/18 et 72/37
– « compétent »: 66/43 et 92/77

– « courageux »: 57/49 et 84/85
– « sympathique »: 51/33 et 77/63
– « comprend les préoccupations des Français »: 43/30 et 78/64.

Bien entendu, Copé n’est pas enfoncé. Mais il ne bénéficie d’aucun avantage comparatif, notamment pas sur son positionnement droitier et même pas sur le courage. Fillon ne présente pas de faiblesse particulière, même sur la direction d’un parti politique, et il dispose d’une force très nette: la présidentialité.

Le jugement sur la qualité de la campagne est équivalent, avec un Copé qui n’est pas écrasé, mais qui reste toujours en retrait. Leur campagne est bonne, respectivement chez les Français et les sympathisants UMP, à hauteur de 59 et 81 (dont 17 très bonne et 64 assez bonne) pour Fillon et de 38 et 67 (dont 8 très bonne et 59 assez bonne) pour Copé. Elle est mauvaise à hauteur de 37 et 17 (dont 16 assez mauvaise et 1 très mauvaise) pour Fillon et de 59 et 32 (dont 26 assez mauvaise et 6 très mauvaise) pour Copé.

Il reste que Fillon pourrait être confronté à un problème, après cette accumulation d’indices et de bruit médiatique tendant à considérer cette compétition comme jouée d’avance: la démobilisation.
L’intérêt pour la campagne s’amenuise globalement. Mais de manière moindre chez les copéistes: 8% des soutiens de Copé s’y intéressent beaucoup et 33% assez, alors que, chez Fillon, les chiffres sont respectivement de 6 et 26%.
De même, parmi les personnes s’intéressant beaucoup ou assez à la campagne, Fillon reste à 66%, contre 20% à Copé, soit un rapport 76-24 contre 80-20 dans l’ensemble de la population.
Ce surcroît de mobilisation de Copé parmi les motivés est possiblement encore plus élevé chez les seuls adhérents. C’est toute l’inconnue du scrutin.

Le sondage BVA pour Orange, l’Express et France-Inter, réalisé les 11 et 12 octobre auprès de 1105 personnes, nous aide également à rester prudent.

Les souhaits pour diriger l’UMP vont toujours largement vers Fillon, mais de manière moins massive (ensemble, sympathisants de droite, sympathisants de l’UMP respectivement):
Fillon 71 / 66 / 66
Copé 21 / 32 / 33
ne sait pas 8 / 2 / 1

Le camp Fillon signerait probablement tout de suite pour un tel score, mais, il faut le répéter, ce sont bien des sympathisants et non des adhérents. Ceci étant dit, les bonnes cotes de Fillon dans tous les sondages nationaux doivent finir par convaincre les adhérents qu’il faut surtout rechercher l’electability.
En outre, contrairement à ce que Copé et Gaudin ont longtemps répété, la participation ne sera pas négligeable, tant la campagne est longue et permet même aux plus lents et aux plus vieux (fillonistes,  rappelons-le😉 ) de se préparer à aller voter le 18 novembre (votre serviteur lui-même a enfin réussi à « régulariser » sa situation et sera en mesure de se rendre aux urnes à cette date-là !). Or, qui dit bonne participation, dit votes au-delà du seul cercle des plus durs des « tracteurs » de Meaux ou d’Avignon…
Sauf, évidemment, si le risque relevé plus haut se matérialisait d’une démobilisation des électeurs potentiels de Fillon, se disant que c’est déjà « plié ».

Le positionnement semble être le bon pour Fillon, mais Copé n’est toutefois pas rejeté par les électeurs potentiels. Ainsi, appelés à dire si le candidat est « trop à droite », « à droite comme il faut » ou « pas assez à droite » (et « ne sait pas », respectivement), voici ce que répondent:
– l’ensemble des Français:
Fillon 14 / 68 / 12 / 6
Copé 54 / 35 / 5 / 6
– les sympathisants de droite:
Fillon 1 / 72 / 24 / 3
Copé 26 / 60 / 10 / 4
les sympathisants de l’UMP:
Fillon 0 / 77 / 21 / 2
Copé 25 / 66 / 6 / 3.

On peut même suspecter les adhérents UMP de regretter qu’une solution « Fillon président et candidat, Copé SG et campaign manager » ne puisse voir le jour…

Finalement, Fillon reste dominant, mais ce n’est peut-être plus aussi éclatant qu’en septembre, ainsi que le montre notre graphique actualisé:

Heureusement pour lui, le débat semble un peu minimisé dans ses enjeux et dans ses conséquences potentielles. L’organisation semble donner lieu à une prudence et une volonté de « corseter » (comme pour les primaires du PS…), non seulement chez Fillon (quand on est le favori, on « gère ») mais aussi chez Copé. Ce dernier s’est peut-être avisé que ses sorties droitistes ne prenaient pas, que le sarkozysme est difficile à manier pour tout autre que Sarkozy et que la répétition des mauvais sondages finissaient par installer l’évidence dans l’esprit de beaucoup d’adhérents. La défection de Baroin a dû être un coup psychologique majeur pour lui. Copé semble désormais moins agressif mais peut-être aussi plus résigné (à l’image d’un Hortefeux, qui semble « réaliste » sur l’issue).

Le débat sera affaire de positionnements, mais il sera difficile pour Copé de se démarquer de Fillon sans trop l’attaquer. Fillon est déjà central au sein de l’UMP et Copé ne peut que tenter de le déborder par la droite. Alors que Copé aurait dû avoir les avantages d’Aubry (tenir l’appareil et être central dans l’éventail politique et idéologique du parti), il a laissé Fillon ajouter ceux d’Aubry à ceux de Hollande qu’il possédait déjà (candidat attrape-tout et vendeur pour l’extérieur). Alors qu’Aubry avait réussi à déstabiliser Hollande et aurait bien pu le rejoindre si la campagne du second tour avait duré une semaine de plus et avait été agrémentée d’un autre débat, Copé part de plus loin et n’a pas trouvé suffisamment d’espace à côté d’un Fillon bien à droite (qu’il s’agisse, d’économie, de sécurité ou d’éducation) mais restant « ouvert ».

Reste qu’il est inconcevable que Copé s’avoue réellement vaincu et que, si le débat tourne à son avantage, il remontera à l’assaut et pourrait, en jouant l’outsider, l’underdog, tenter de remonter sur le fil, comme l’aiment beaucoup d’observateurs politiques, les médias lui créant alors un environnement favorable à une dynamique qui leur permettrait d’entretenir le suspense et de vendre jusqu’au bout cette histoire… A l’image d’un Romney, dont on nous rebat les oreilles de la remontée, alors qu’Obama reste solide en Ohio et au Nevada et résiste au Colorado, en Iowa et au Wisconsin, rendant la perte de la Floride, de la Virginie et du New Hampshire peu problématiques (et même d’ailleurs celles du Colorado et de l’Iowa): ne nous fions pas trop aux sondages nationaux…

Je crois qu’il faut vraiment être très méfiant. Certes, je ne peux nier que Fillon est le favori, mais justement…😛
Et puis, en deçà de 55%, l’avenir sera bien sombre pour l’UMP et pour Fillon et, entre 55 et 60%, tout sera à remettre régulièrement sur le métier face à Sarkozy… Bref, il faut au moins 58% à Fillon, si ce n’est 60,x%.

3. Une bonne nouvelle pour l’UMP reste quand même que, contrairement à ce qu’écrivent beaucoup de commentateurs politiques et à ce qui pouvait effectivement être redouté, il semble, à l’heure actuelle, que les pires divisions soient évitées.

Certes, la tension est palpable entre équipes de candidats, mais la descente sondagière plus rapide qu’anticipé du pouvoir hollandais peut susciter un souci de ne pas prématurément gaspiller les bonnes chances de revenir rapidement en responsabilités, tant localement que nationalement.
Ensuite, la pression forte de Le Pen (très haute dans un sondage rejouant la présidentielle de 2012) fait que l’UMP ne peut risquer un « 21 avril à l’envers ».
L’émergence de l’UDI ne peut qu’apporter de l’eau à ce moulin. Bien sûr, ce week-end médiatique fut borlooïsé de manière artificielle et une Jouanno ne fait pas le printemps (Daubresse, Léonetti, Raffarin, Méhaignerie et consorts restent à l’UMP), mais quand même, une UDI à 8-10% peut être gênante dans un premier tour.

Pourtant, les déchirements semblent moins rudes qu’entre balladuriens et chiraquiens en 1994-1995 (et après) ou entre sarkozystes et villepinistes (prolongation sous d’autres formes et avec plus de personnalisation du précédent combat).
Le débat pourrait aussi fournir une petite tribune utile à l’UMP, surtout si la division personnelle n’est pas trop forte (comme les primaires du PS furent une vaste campagne promotionnelle gratuite).
La création même de l’UDI est en réalité une bonne nouvelle (en tous les cas avant 2017), car, localement, une droite et un centre-droit avec deux tendances complémentaires sont indispensables pour regagner du terrain dans le Nord-Ouest modéré, dans le Sud-Ouest radical et dans les zones urbaines « sociales-libérales » et modernistes: l’UMP a éminemment besoin d’un renfort européen, « permissif » (:D), verdissant et empathique.
D’ailleurs, si Borloo se présente effectivement à Paris, cela allègera l’UMP (et Fillon en particulier) du poids de la défaite, tout en ouvrant une réelle petite perspective de victoire face à Hidalgo (si Borloo se lève un peu plus tôt et fait vraiment campagne… euh… bon, d’accord…).
Enfin et surtout, la situation économique ne s’améliore pas et c’est bien la première fois depuis 1984 que la gauche ne bénéficie pas d’une embellie juste au moment où elle arrive (contrairement à 1988 et 1997).

Pourquoi risquer de fragiliser un avenir qui s’annonce positivement ?
Rendez-vous jeudi soir pour le débat.

9 réflexions sur “Election à la présidence de l’UMP: « consolidation » de Fillon dans les derniers sondages avant le débat

  1. Déja un débat Jeudi? J’espère pourvoir le trouver sur internet (même si je ne suis pas sûr de pouvoir tenir plus de 10 minutes sans vomir face au genre de propos qu’on peut tenir quand on cherche à convaincre des militants UMP… :P).

    En tout cas, comme tu peux le voir le les chiffres restent stables et c’est une bonne nouvelle pour Fillon! Plus qu’un mois à tenir.😉

  2. Un vrai roman que cette nouvelle publication ! J’essaierai de poster un court résumé sur l’Atlas Forum.
    Je ne vois vraiment plus ce qui pourrait empêcher une victoire de Fillon désormais, car rien n’y a fait : jambe cassée, ralliements, parrainages, piques droitières de Copé… C’est le retour de la force tranquille ! J’ai vu Copé l’autre jour à l’émission C-Politique sur France5, il s’était considérablement assagi, a joué l’apaisement, et je me demande s’il n’est pas tout doucement en train de négocier le « virage de la trêve », en se disant qu’une défaite polie lui permettra d’ici quelques années de retrouver des responsabilités…

    En revanche, pour Obama, c’est quand même assez préoccupant… Pas foutu, mais préoccupant.

    • L’Ohio tient…

      Il est certain que Copé se place peut-être aussi pour la suite, comme il l’a fait pendant la campagne présidentielle (« je vote Hollande, mais je soutiens à fond Sarkozy pour être visuellement irréprochable et pouvoir ensuite m’en prévaloir »). Ici, ce serait « je n’ai pas divisé l’UMP en 2012, j’ai défendu les militants sous les quolibets, je suis patient, j’aime ma famille, mais c’est Fillon qui se révèle mauvais, je vous avais prévenu, alors, en 2015, remplacez-le ». Copé parle beaucoup de l’eau tiède en ce moment… Il pourra dire ensuite: je vous l’avais dit, il faut être entier, carré, fier et pas fillonien.

  3. Je serais curieux de savoir ce que dirait Nate Silver d’une élection où les sondages (aussi peu fiables soient-ils) sont restés parfaitement stables dans un rapport 70/30 pendant plusieurs mois… Je doute qu’il attribuerait à Copé 30% de probabilité… Ohio ou pas.😉

    Désolé de te décevoir, mais contrairement à toi et Gaël, je suis encore incapable de mettre mes convictions politiques de côté pour me concentrer uniquement sur l’aspect « entertainment » de la campagne. J’essaierai de regarder le débat, mais je ne garantis pas de tenir tout le long.😉 A quelle heure et pù puis-je le trouver ?

    • Nate Silver donnerait 99,8% de chances de gain pour Fillon😛
      Mais, comme dirait à juste titre Copé, les adhérents (dont Sarkozy ne semble pas faire partie, car il n’a pas -encore?- renouvelé son adhésion) ne sont pas les sympathisants.
      Surtout, en admettant effectivement que Fillon va gagner, c’est l’ampleur de la victoire qui va être importante. Et là, mon pessimisme is back

      Pour le débat:

      20h45 CET (don’t know what it means for the West Coast)

      http://www.france2.fr/direct
      http://playtv.fr/television/#france-2/

      Ca risque d’être long: c’est dommage, y’a la 2e partie de la Magie du Cosmos sur ARTE😛
      Mais je suis sûr qu’il y aura une telle magie sur le plateau de France 2 qu’on ne regrettera rien !😀

  4. Damn ! Ces liens ne sont apparemment valables qu’en France…😦 en plus, j’étais en train de déjeuner à 20h45 (11h45 ici) et je suis rentré il y a peu. Il ne me reste plus que youtube. Mais bon, comme j’ai la possibilité de choisir entre ça et le Daily Show, ça va être difficile de m’y mettre !

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